FOSCUBE HELVETICA
Anne-Marie Im
Hof-Piguet (1916-2010)
Diese Seite
wurde von mir zusammengestellt anlässlich der Nachricht des Todes von
Anne-Marie Im Hof-Piguet.
Art.
Wikipedia zu Anne-Marie Im Hof-Piguet
ATS zum Tod von A. Im Hof-Piguet
ATS |
24.12.2010 | 15:22
Anne-Marie Im
Hof Piguet est morte samedi passé à 94 ans, a annoncé sa
famille vendredi. Cette pacifiste née dans la Vallée de Joux avait
sauvé une douzaine d’enfants juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale,
ce qui lui avait valu la médaille des Justes en 1991.
De 1942 à 1944,
la jeune femme travaille dans le sud de la France pour
l’oeuvre de secours aux enfants de la Croix-Rouge suisse. Elle est le
témoin direct de la mise en place de la «solution finale» alors qu’elle
s’occupe de garder des enfants juifs dont les parents ont été déportés.
La Combière
noue des contacts avec deux résistantes françaises. Elle
monte une filière à travers le Risoud et réussit à faire passer la
frontière franco-suisse à une douzaine d’enfants juifs.
De retour en
Suisse après la guerre, elle fonde une famille avec
l’historien Ulrich Im Hof, décédé en 2001. Cette pacifiste s’engage
pour le Tiers-Monde et en faveur de l’acceptation des réfugiés en
Suisse. Elle participe notamment à la création, en 1959, de la
Fondation Swisscontact, active pour une meilleure formation
professionnelle dans les pays en voie de développement.
Anne-Marie Im
Hof-Piguet a obtenu plusieurs distinctions pour son
engagement. Elle reçoit ainsi en 1991 la médaille des Justes à la
fondation Yad-Vashem à Jérusalem. Elle emporte, un an plus tard, le
prix Doron, doté de 100 000 francs, pour son courage et la conscience
de ses responsabilités en des temps difficiles.
Un film
A 82 ans,
Anne-Marie Im Hof Piguet devient la première femme distinguée
par le prix annuel de la Société internationale pour les droits de
l’homme. Lorsqu’elle est honorée en 1991 par sa commune de domicile,
Köniz, dans la banlieue bernoise, elle déclare que son engagement
durant la Deuxième Guerre mondiale l’a marquée pour le reste de sa vie.
Le film
«Plans-fixes - Anne-Marie Im Hof-Piguet, Juste parmi les
nations» retrace son histoire et rend hommage à son courage. Il a été
projeté à la Cinémathèque suisse au printemps dernier en sa présence.
Une cérémonie d’adieu aura lieu le 7 janvier à Köniz (BE), précise les
avis mortuaires parus vendredi dans plusieurs journaux.
Anne-Marie Im
Hof Piguet était née au Sentier en 1916. Elle avait obtenu une licence
de lettres à Lausanne en 1940.
Historisches
Lexikon der Schweiz (HLS): s.v. Im Hof [-Piguet], Anne-Marie
29/01/2007
Im Hof
[-Piguet], Anne-Marie
geboren
12.4.1916 Martigny, ref., von Le Chenit und Le Lieu sowie von
Basel und Schaffhausen durch Heirat. Tochter des Henri-Joseph Piguet,
Forstinspektors, und der Thérèse geb. Nicole. ∞ 1947 Ulrich I. ( ->
3). 1940 lic. phil. in Lausanne. 1942-44 arbeitete I. in Frankreich für
das Kinderhilfswerk des Schweiz. Roten Kreuzes. Es gelang ihr, ein
Dutzend jüd. Kinder über die franz.-schweiz. Grenze zu bringen, wofür
sie 1991 mit der Medaille der Gerechten geehrt wurde. Nach dem Krieg
unterrichtete I. im Kt. Waadt und in Basel. 1959 war sie Mitbegründerin
von Swisscontact, einer schweiz. Stiftung für techn.
Entwicklungszusammenarbeit in der Dritten Welt, und wurde Mitglied des
Stiftungsrats. Der Preis der schweiz. Doron-Stiftung, den sie 1992
erhielt, ermöglichte es ihr, das Projekt einer Akademie der
Menschenrechte als Bildungs- und Begegnungszentrum zu lancieren. Die
Schweizer Sektion der Internat. Gesellschaft für Menschenrechte ehrte
I. 1998 mit dem Menschenrechtspreis.
Werke
– La filière,
1985 (22001)
– Schule der
Menschenrechte, 1993
Literatur
– Der Bund,
28.11.1991
Autorin/Autor:
Lucienne Hubler / AHB
URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/d/D32119.php
Berner Zeitung
Flüchtlingshelferin
Anne-Marie Im Hof-Piguet gestorben
Aktualisiert am
24.12.2010
Die
Flüchtlingshelferin und Friedensaktivistin Anne-Marie Im Hof-Piguet
ist im Alter von 94 Jahren gestorben. Die engagierte Kämpferin für die
Menschenrechte hatte zahlreiche Auszeichnungen erhalten.
[Viele Kinder
gerettet: Anne-Marie Im Hof-Piguet. (Bild: Keystone )]
Während des 2.
Weltkriegs arbeitete Anne-Marie Im Hof für die
Kinderhilfe des Schweizerischen Roten Kreuzes im Schloss La Hille bei
Toulouse (F). Als die Nazis auch den Süden Frankreichs besetzten, wurde
die Lage für die auf dem Schloss lebenden jüdischen Flüchtlingskinder
immer bedrohlicher.
1943 entschloss
sich Anne-Marie Im Hof mit zwölf Kindern zur Flucht in
Richtung Schweiz. Unter grossen Gefahren gelang es der gebürtigen
Waadtländerin, die Kinder illegal über die Westschweizer Grenze zu
bringen.
Fürs ganze
Leben geprägt
Das damalige
Erlebnis habe sie «für ihr ganzes Leben geprägt», sagte
sie anlässlich einer Ehrung durch ihre Wohngemeinde Köniz BE im Jahr
2001. Auch nach der Gründung einer Familie mit dem (2001 verstorbenen)
Historiker Ulrich Im Hof habe sie gewusst, dass sie jetzt «die Tür
nicht schliessen, sondern Verantwortung in der Welt wahrnehmen muss».
Nach dem Krieg
engagierte sie sich für Entwicklungszusammenarbeit. 1959
gehörte sie zu den Gründungsmitgliedern der Stiftung Swisscontact, die
sich um eine verbesserte Berufsbildung in Drittweltländern bemüht.
Anne-Marie Im Hof wurde 1991 für ihren Einsatz für die jüdischen Kinder
mit der Ehrenmedaille der Holocaust-Gedenkstätte Yad Vashem im
Jerusalem ausgezeichnet. Ein Jahr später erhielt sie «für persönlichen
Mut, Einfallsreichtum und Verantwortungsbewusstsein in schwieriger
Zeit» den mit 100'000 Franken dotierten Doron-Preis.
Anne-Marie Im
Hof starb am 18. Dezember. Laut Todesanzeige findet die
Abschiedsfeier am Freitag, den 7. Januar um 14 Uhr in der Kirche Köniz
BE statt, nach der Urnenbestattung auf dem Friedhof Köniz.
(sda)
Zum Buch von Anne-Marie Im Hof-Piguet: "Fluchtweg durch die Hintertür"
Trotz der
Einschüchterung durch die Nazis und des Versuches der
Verhinderung durch das Rote Kreuz, versuchen Schwestern des Roten
Kreuzes Kinder aus jüdischen Familien die bedroht sind, in Heimen
unterzubringen und auf verschlungenen Pfaden in die Schweiz zu
schmuggeln. Da die Kinder, sobald sie 18 geworden sind, von den Nazi
abgeholt und deportiert werden, wird mit allen Tricks versucht, die
Kinder dem Zugriff zu entreißen. Beeindruckendes Zeitdokument junger
Frauen, die ihre Menschlichkeit über die Staatsräson stellen und damit
ihr Leben riskieren.
Im Hof-Piguet,
Anne-Marie: Fluchtweg durch die Hintertür : Eine
Rotkreuz-Helferin im besetzten Frankreich 1942 - 1944. Im Waldgut,
Frauenfeld, 1987. 156, [12] S. : Ill. (ISBN : 3729400452 /
3-7294-0045-2)
Der Fluchtweg am Mt. Risoux (Grenze
Frankreich-Schweiz/Vallée de Joux) im Jura (Karte)
Dossier SRK zum Kinderheim La Hille/F
LES ENFANTS DU CHÂTEAU DE LA HILLE (1941-1945) : UNE TRAGEDIE
HUMANITAIRE PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.
DOCUMENTS ET ANALYSES PRESENTES PAR LA CROIX-ROUGE SUISSE A L’OCCASION
DE L’INAUGURATION DU MUSEE DE MONTEGUT-PLANTAUREL (ARIEGE), LE 23 JUIN
2007
= Dokument des
Schweizerischen Roten Kreuzes zum Kinderheim in La
Hille, mit Beitrag von Anne-Marie Im Hof-Piguet (pdf)
Artikel 24heures
zu Anne-Marie Im Hof-Piguet
Publié par 24
heures (http://www.24heures.ch)
Anne-Marie Im
Hof-Piguet, une «Juste» parmi les Combiers
1942: La jeune
Vaudoise créa une filière pour sauver des enfants
israélites pendant la guerre. Anne-Marie Im Hof-Piguet a reçu la
médaille des Justes en 1991.
GILBERT SALEM |
22.05.2010 | 00:04
[1942] En juin
de cette année-là, le mois historique où l’Etat français
a promulgué ses premières mesures coercitives contre les juifs,
Anne-Marie Piguet débarque à Montluel, au nord-est de Lyon. Cette
native du Sentier est une demoiselle de 26 ans, sagace et dynamique,
détentrice d’une licence en lettres de l’Université de Lausanne. Mais
après un semestre d’études à Vienne, l’année de l’Anschluss, elle a
renoncé provisoirement à devenir enseignante pour se mettre au service
de la Croix-Rouge suisse (CRS). «Persuadée que je vais secourir de
pauvres petits Français, c’est l’étonnement, mêlé d’une pointe de
déception», écrira-t-elle quarante ans plus tard. Car, à Montluel, la
jeune déléguée tombe sur une cohue de marmots espagnols ou juifs,
«pauvres innocents jetés à la poubelle de l’Histoire par la malice du
temps».
Sa mission la
conduit au château de La Hille, dans le Lauragais, que la
CRS a transformé en colonie pour enfants orphelins, ou séparés de leurs
parents. Parmi cette centaine de petits affamés (le ravitaillement est
difficile), elle dénombre de nombreux israélites. Consciente de
l’antisémitisme qui, d’Allemagne, s’est élargi en France et s’y
développe dangereusement, elle redoute le pire. Ses craintes sont
vérifiées en novembre 1942, quand les troupes allemandes déferlent dans
la zone dite libre, activement secondées par les services français.
Tous les «individus de la race inférieure» sont traqués. Une tentative
de rafle à La Hille, pour déporter des adolescents de 16 à 17 ans, sera
miraculeusement déjouée, mais le danger persiste. A chaque alerte, on
se réfugie dans une cave à oignons.
Animée depuis
longtemps par une compassion pour les souffrances du
peuple juif, mais aussi par sa ferveur chrétienne, Anne-Marie Piguet
fait feu de tout bois: devant l’indifférence de ses supérieurs (qui
l’en blâmeront, et la dénonceront même auprès de leurs homologues de la
Croix-Rouge allemande), elle décide de faire passer clandestinement ses
jeunes protégés en Suisse. Elle organise une filière en s’associant,
dès juin 1943, avec les sœurs Victoria et Madeleine Cordier – deux
résistantes qui ont son courage et, comme elle, sont des filles de la
forêt frontalière du Risoux, mais du versant français de la montagne,
établies à Chapelle-les-Bois. Deux «passeuses» déjà chevronnées, et au
péril de leurs vies. Notre Combière leur apporte un appoint
inestimable: fille et petite-fille d’inspecteurs forestiers vaudois,
elle connaît par cœur les dédales de leur forêt magique commune, ses
troncs de sapin secrets deux fois centenaires, les échancrures abruptes
dans la falaise qu’on peut gravir comme des échelles pour accéder à
l’adret qui descend vers Le Brassus.
La piste est
éprouvante physiquement, haletante dans l’humus noir de la
futaie. Elle est risquée car le boche et le collabo peuvent rappliquer.
On fabrique de faux papiers d’identité, on camoufle les gosses dans des
sacs de pommes de terre, on parvient à apitoyer des douaniers trop
zélés. Parfois on perd la mise en voyant des complices se faire
arrêter, mais on la retrouve aussi pour le plus grand des soulagements.
Bon an mal an, et en deux ans, Anne-Marie Piguet est parvenue à sauver
quatorze vies innocentes.
Cette épopée
aura été pour elle une palpitante aventure de jeunesse,
mais le cœur rebelle et moral en restera blessé. Deux ans avant la fin
de la guerre, elle épouse Ulrich Im Hof, devient comme lui Bernoise,
citoyenne de Berthoud. La médaille des Justes, décernée à ceux qui
pendant la guerre ont risqué leur vie pour sauver des Juifs, lui sera
remise en 1991.
Source URL
(Extrait le 27.12.2010 - 14:41): http://www.24heures.ch/anne-marie-im-hof-piguet-juste-combiers-2010-05-18
Film "La Filière" 1987 zum Buch von
Anne-Marie Im Hof-Piguet
1987-1046 : La Filière, un film de Jacqueline Veuve (1987, 37')
Dès l'occupation de la totalité du territoire français par les troupes
allemandes, en novembre 1942, la persécution des juifs, avec la
collaboration des services de l'État français, se fait encore plus
implacable et s'étend aux enfants réfugiés en ex-zone dite libre,
notamment à ceux qui se trouvent au château de la Hille, sous la
surveillance de la Croix-Rouge suisse. La directrice de la colonie voit
venir les gendarmes français arrêter et emmener ses protégés de plus de
quinze ans. Grâce à son courage et à sa détermination, elle réussit à
les retrouver et à les sauver. Elle organise une filière de traversée
de la France et d'entrée clandestine en Suisse. Il s'agit de déjouer la
surveillance des Allemands, des Français collaborationnistes et celle
des douaniers suisses contraints, à partir de 1942, de refouler les
réfugiés trouvés à l'intérieur du territoire helvétique. Grâce aux
Français et aux Suisses qui n'admettent pas l'inadmissible, cent
cinquante enfants seront sauvés. Les principaux acteurs de ce
sauvetage, et l'un des rescapés, livrent ici leurs souvenirs.
Film "La Filière" 1987 von Jacqueline
Veuve (gestaltet nach dem Buch von Anne-Marie Im Hof-Piguet), im
Internet zugänglich [Stand: 31.5.2019]:
https://edu.ge.ch/site/archiprod/1987-t1046-la-filiere-un-film-de-jacqueline-veuve/
SF Schweiz Videos
[Mai 2019 nicht mehr alle online einzusehen]:
(1) SF WISSEN
vom 13.02.1990, um 12:00 Uhr , Treffpunkt, Dauer: 28.27 Min.
Video:
Anne-Marie Im
Hof-Piguet: Flüchtlingshelferin in Kriegszeiten
Anne-Marie Im
Hof-Piguet arbeitete von 1942 bis 1944 in Frankreich für
das Kinderhilfswerk des Schweizerischen Roten Kreuzes. Dabei gelang es
ihr, ein Dutzend jüdischer Kinder über die französisch-schweizerische
Grenze zu bringen. Im «Treffpunkt» spricht Im Hof-Piguet über ihre
Rolle als Flüchtlingshelferin.
(2)Video
Aeschbacher SF Schweiz vom 10.11.2005 um 12:00 Uhr
Video:
Anne-Marie Im
Hof-Piguet
Video
Aeschbacher SF Schweiz vom 10.11.2005 um 12:00 Uhr
Mit gutem
Gewissen das Gesetz missachtet. Anne-Marie Im Hof-Piguet
widmet ihr ganzes Leben entrechteten und verfolgten Menschen. Im
zweiten Weltkrieg half sie jüdischen Flüchtlingen und bewahrte viele
Kinder vor dem sicheren Tod. Noch heute setzt sich die bald 90Jährige
couragiert für eine "Akademie der Menschenrechte" ein.
Eine junge,
tatkräftige Schweizerin betreut mit Gleichgesinnten im
Rahmen des Roten Kreuzes spanische und jüdische Kinder, deren Eltern
gefährdet oder verschollen sind, um sie in Heimen über den Krieg zu
bringen. Die Besatzung der Nazis wird immer repressiver. Die jüdischen
Kinder werden, wenn sie 18 Jahre alt sind, abgeholt, in Sammellager
gesteckt und deportiert. Um diese Deportationen zu verhindern, richten
die Helferinnen veritable Schmuggelwege ein, auf denen sie, trotz
Bedenken und Drohungen des Roten Kreuzes, die Kinder auf abenteuerliche
Weise in die Schweiz bringen.
(3)SF Schweiz
11.04.2005 | Spuren der Zeit | Dauer: 31.23 Min.
Video:
Ein Herz für
Kinder – Schweizer Retterin im Zweiten Weltkrieg: Elisabeth Eidenbenz
Kinder sind die
ersten Opfer der Kriege, heute wie zu Zeiten des
Zweiten Weltkrieges. Die damals 24-jährige Zürcher Lehrerin Elisabeth
Eidenbenz hat das früh erkannt. Ihrem mutigen und selbstlosen Einsatz
ist es zu verdanken, dass 600 Kinder und ihre Mütter und ihre Mütter zu
Zeiten der Besetzung Südfrankreichs durch deutsche Truppen überlebt
haben. Ein Film über eine fast unbekannte, grosse Schweizerin.
[Spanienhilfe:
Spanischer Bürgerkrieg - Republikanische
Spanien-Flüchtlinge in Frankreich - Internierungslager in Frankreich -
Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder - Reportage 1942
Schweizer Illustrierte von Paul Senn - Maternité Elne
- 1940: Rivesaltes - 1942: SRK übernimmt Kinderhilfe ]
(4)Video August
Bohny
14.01.2005 |
Quer | Dauer: 32.20 Min.
Beitrag
1: Zivilcourage und gelebte Solidarität
August Bohny
ist einer jener Menschen, die sich während des Zweiten
Weltkrieges für Flüchtlinge engagierten: Er beherbergte in seinem
Kinderheim auch jüdische Flüchtlingskinder.
Beitrag 2: Ein
ehemaliges Flüchtlingskind erinnert sich
Gespräch mit
Margot Wicki-Schwarzschild und der Historikerin Antonia
Schmidlin über die Rettung von jüdischen Kindern während des Zweiten
Weltkrieges.
[interniert in
Gurs; gerettet durch Friedel Bohny-Reiter;
Rivesaltes; Schweiz. Kinderhilfe, später SRK; Kinderheim Haute-Savoie
(Hr. Bohny); vor 1942 (Dachorganisation) = Schweizerische
Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK); nach 1942
gesamte Kinderhilfe unter Leitung des SRK; Wochenschau: Kinder für 3
Monate in die Schweiz, auch frz. Kinder]
Vgl. auch: SF
Schweizer Fernsehen, Dossiers [2019 nicht mehr online einzusehen]:
Dossier:
Schweizer Frauen im 2. Weltkrieg SF Schweizer Fernsehen
Dossier: Die
Schweiz und die Nazis
Dossier: Das
Boot ist voll
Dossier: Das
Réduit
Dossier:
General Guisan
Dossier: Armee
in der Krise
August Bohny und
Friedel Bohny-Reiter (Rivesaltes = Auffanglager)
Zum Film von Jacqueline
Veuve:
Journal de Rivesaltes 1941-1942. (1997), 1h 17min.
Art. Wikipedia (deutsch) zum Film Journal de Rivesaltes.
Vorschau
des Films Journal de Rivesaltes auf Youtube (Stand: 31.5.2019)
Während des
letzten Weltkriegs arbeitete Friedel Bohny-Reiter als
Krankenschwester für die «Kinderhilfe» des Schweizerischen Roten
Kreuzes im Auffanglager von Rivesaltes. Dieses Lager nahm wie viele
andere in Frankreich jüdische, jenische und spanische Familien auf, die
in der Freizone lebten oder dorthin geflüchtet waren.
Dank der jungen
Baslerin wurden zahlreiche Kinder vor dem sicheren Tod
in Auschwitz bewahrt. Auf den Spuren ihres Tagebuchs, das sie auch in
jenen düsteren Jahren immer weiterführte, und auf Grund verschiedener
Gespräche mit geretteten Menschen konnte das Wirken von
Friedel-Bohny-Reiter in einem Film festgehalten werden.
Im letzten Teil
des Films wird das Schicksal deutscher Kriegsgefangener
geschildert, die nach Einstellung der Kampfhandlungen in Rivesaltes in
Gefangenschaft gehalten wurden.
Das Journal de
Rivesaltes (von Friedel Bohny-Reiter) liegt dem Film von
Jacqueline Veuve zugrunde. Daneben verwendet die Filmemacherin die
wunderschönen, aber schrecklichen Fotos von Paul Senn, Friedels
Zeichnungen – ihre letzte Zuflucht, wenn die Verzweiflung sie zu
überwältigen drohte, – die Aussagen einiger weniger Überlebender, die
sie nach stundenlangen Verhandlungen retten konnte. Man sieht auch
Friedel Bohny-Reiter selbst, wie sie durch den öden Ort von damals
streift, von dem nur noch vom Wind gepeitschte Ruinen übriggeblieben
sind. Und schliesslich dienen – wahrscheinlick unnötige – fiktive
Szenen als Übergänge.
Dennoch bleibt
das Zeugnis beeindruckend. Durch seine Einfachheit,
durch seine Schonungslosigkeit. Die Verantwortung der französischen
Behörden ist erdrückend. Beschämend. Indessen kämpft die kleine
Krankenschwester Tag für Tag ohne jeden Anspruch auf Heroismus gegen
Schrecken und Schuld. «Wir sind zu Komplizen dieses Menschenhandels
geworden», klagt sie voller Bitterkeit. Viele dieser Fragen
beschäftigen die humanitären Hilfsorganisationen heute noch. Doch
Friedel hat gehandelt, gestern schon, völlig im Verborgenen, einzig ihr
Glaube gab ihr die Kraft.
Visions du Réel
1998
"Vom Wind ist
als erstes die Rede. man hört ihn im Mikrophon des
Tonmanns heulen. man sieht ihn im Haar der alten Frau wühlen. die für
den Film nach über einem halben Jahrhundert an die Stätte vergangener
Schrecken und tapferer Taten zurückgekehrt ist, man sieht ihn an den
Bäumen rütteln und zerren und - in einer der schön gestalteten
nachinszenierten Szenen - achtlos die Seiten des Tagebuchs umschlagen,
das die junge Schweizer Krankenschwester im Barackenlager bei
Rivesaltes in der Nähe von Perpignan in diesem Kriegsjahr 1941 zu
führen begonnen hat. Und es wird die Rede davon sein, wie er die
ausgemergelten Menschen und zumal Kinder mitunter fortgetragen und
gegen Hausmauern geworfen habe.
Der Mistral
fegt auch heute noch über die öde Ebene, in der kaum etwas
zu gedeihen scheint. und hätte nicht die In Wien geborene. als Kind in
die Schweiz gekommene Friedel Bohny-Reiter ihre damals dem Tagebuch
anvertrauten Erlebnisse und Gedanken publiziert und die Filmemacherin
Jacqueline Veuve das Buch (das zuerst auf französisch und erst zwei
Jahre später, 1995, auf deutsch erschien) zu lesen bekommen und daraus
die Idee zu einem Dokumentarfilm entwickelt - die Erinnerung an diese
Vergangenheit wäre wohl längst verweht. Die Leute aus der Gegend
jedenfalls, das haben die beiden Frauen inzwischen an Diskussionen über
den Film von Perpignan bis Lyon wieder und wieder erfahren, wussten von
nichts (von nichts mehr?).
Man sieht den
Bildern (Kamera Thomas Wüthrich und Edwin Horak) die
Kälte, den eisigen Luftzug an, der durch diese Landschaften unter einem
hohen, pastellfarbenen Himmel fegt. Die Baracken sind heute Ruinen; sie
scheinen in nicht wesentlich besserem Zustand gewesen zu sein in jenem
Winter 1941, in dem die 29jährige Friedel Reiter im Internierungslager
Rivesaltes ankam, um den Kindern all der Spanien-Flüchtlinge zu helfen,
zu denen nach der Kapitulation Frankreichs in steigender Zahl Juden und
Zigeuner kamen. Manche haben überlebt, darunter viele, die ihr Leben
wohl ganz direkt dem unerschrockenen Einsatz der jungen Frau verdanken,
die gleichsam um jedes einzelne Kind kämpfte und - wiewohl häufig genug
erfolglos - versuchte, es vor der Deportation zu bewahren, indem sie
Passierscheine fälschte und Namen abänderte.
Ob der Film
darauf verweisen will, wenn nun die Frauen und Männer die
das Lager als Kinder erlebt haben und heute davon erzählen, namenlos
bleiben' Ihre Berichte künden von Unmenschlichkeit, von Glück und von
der Notwendigkeit eines "Schutzengels", von der ein Mann spricht, dem
die Flucht in die Schweiz gelang, wo er von der Polizei. bei der er
sich meldete, unverzüglich wieder ausgeschafft wurde. Zu den
schlimmsten Erfahrungen im Lager muss die Brutalisierung unter den
Insassen gehört haben. die nicht einmal die für sie bestimmten Rationen
erhielten und durch Hunger und Todesangst alle mitmenschlichen Regungen
verloren. Zeichnungen von Friedel Reiter und von Insassen eines andern
Lagers, Gurs, die aber nicht gekennzeichnet sind, zeugen davon sowie
die eindrücklichen Aufnahmen Paul Senns, deren Schönheit das Elend zwar
nie verklärt, aber hier wohl doch etwas entrückt."
Christoph
Egger, Neue Zürcher Zeitung
Zur Person von
Jacqueline Veuve (Autorin des Films "Journal de
Rivesaltes"): Vor ihrer Zusammenarbeit mit Jean Rouch am Pariser Musée
de l'homme
(1955) und mit Richard Leacock am Massachusetts Institute of Technology
hat Jacqueline Veuve sich Studien der Bibliothekswissenschaft, des
Films und der Anthopologie gewidmet. Mit einem ersten Kurzfilm,
SCHLACHTTAG (LE PANIER A VIANDE), den sie 1966 zusammen mit Yves Yersin
realisierte, begann ihre Laufbahn als Filmemacherin. Die meisten ihrer
Filme erhielten internationale Auszeichnungen. Heute hat Jacqueline
Veuve gegen 60 Filme geschaffen – die meisten in der Schweiz, einige in
Frankreich und den USA –, die an vielen internationalen Festivals
gezeigt worden sind. Mit ihren Filmen, die ihr Land – ohne Nostalgie –
zeigen: seine Armee, seine Bauern und Weinbauern, die Heilsarmee, die
Handwerker, nicht zuletzt die Frauen, zählt die Filmemacherin heute zu
den bedeutendsten Dokumentarfilmschaffenden der Schweiz.
Zum Buch:
Friedel
Bohny-Reiter (Autorin), Michèle Fleury-Seemuller (Autorin): Journal
de Rivesaltes 1941-1942 [Taschenbuch]. Editions Zoé (ISBN-10:
2881826776 und ISBN-13: 978-2881826771)
Zum Buch:
August Bohny:
Unvergessene Geschichten. Zivildienst, Schweizer Kinderhilfe und das
Rote Kreuz in Südfrankreich
1941-1945.
Vorwort von Margot Wicki-Schwarzschild. Bearbeitet und eingeleitet von
Helena Kanyar Becker.
Herausgegeben
von Erhard Roy Wiehn
1. Aufl. 2009;
164 Seiten. EUR 14,80.
ISBN
3-86628-278-8, 978-3-86628-278-0
vgl. http://www.hartung-gorre.de/Bohny.htm
Aus dem
Vorwort von August Bohny und Helena Kanyar Becker
Zur Entstehung
dieser Schrift
Zwischen Herbst 2003 und Frühling 2005 führten der damalige Mitarbeiter
des Schweizerischen Roten Kreuzes in Bern, Stéphane Gillioz, und August
Bohny Gespräche über seine Tätigkeit bei der Schweizer Kinderhilfe in
Südfrankreich 1941-1944 und über seine Nachkriegsjahre in Basel.
Das Protokoll dieser Gespräche fanden wir beim Sichten des
Archivs Friedel und August Bohny-Reiter im Februar 2009. Da wir das
umfangreiche Material für das Archiv für Zeitgeschichte/ETH Zürich
(AfZ) monatelang ordneten, stiessen wir stets auf neue interessante
Dokumente, Fotos, Rapporte und Korrespondenzen. Während unserer
Arbeitsgespräche entwickelten wir ein neues Erinnerungskonzept: Unser
Dialog wandelte sich zu einem Monolog über die Unvergessenen
Geschichten.
August Bohny erzählte über die Vorkriegsjahre in Basel,
über seine musikalische Familie, Schuljahre und Lehrerseminar, aber
auch über seinen Militärdienst und die damalige politische Situation.
Aufschlussreich waren seine Kontakte zum Zivildienst, die ihn 1941 zur
freiwilligen Kinderhilfe in der zone libre in Vichy-Frankreich brachten.
Nach frisch absolviertem Lehrerseminar engagierte er sich
in Südfrankreich für die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für
kriegsgeschädigte Kinder (SAK), die ab Anfang 1942 mit dem
Schweizerischen Roten Kreuz (SRK, Kh) fusionierte. August Bohny
evoziert in den vorliegenden Memoiren seine Tätigkeit als Leiter der
Kinderkolonien für unterernährte Kinder und bedrohte jüdische
Jugendliche. Er schildert den arbeitsintensiven Alltag und die
Gefahren, denen die Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter der Kinderhilfe,
besonders nach der Okkupation der freien Zone im November 1942,
ausgesetzt waren.
In
Südfrankreich lernte August Bohny die Krankenschwester
und Malerin Friedel Reiter kennen, die im Internierungslager Rivesaltes
spanische und jüdische Kinder und Kranke betreute und vor der
Deportation in die Vernichtungslager zu retten versuchte. August und
Friedel heirateten im Frühjahr 1944, gründeten eine Familie und
verbrachten fast 60 arbeitsreiche Jahre zusammen.
In
der Schweiz engagierte sich August Bohny weiterhin für
das SRK und leitete unter anderem die Buchenwaldkinder-Aktion, die im
Sommer 1945 über 370 Jugendlichen aus dem Konzentrationslager
Buchenwald einen Erholungsaufenthalt bot. Im Frühling 1946 begann
August Bohny in Basel schwererziehbare Kinder zu unterrichten und wurde
er Logopädie-Spezialist, auch engagierte er sich als Gewerkschafter, in
der sozialen Arbeit und nicht zuletzt im Basler Musikleben.
Als man sich während der 1990er Jahre auch in der Schweiz
mit den Kriegsjahren auseinanderzusetzen und die Rolle der freiwilligen
Kinderhilfe und des Schweizerischen Roten Kreuzes zu diskutieren
begann, wurden Friedel und August Bohny-Reiter zu gefragten
Persönlichkeiten. Für ihre Tätigkeit in Südfrankreich wurden sie
mehrmals international ausgezeichnet – als Gerechte unter den Völkern
in Yad Vashem zu Jerusalem, im Holocaust Memorial Museum in Washington
und anderswo.
Die preisgekrönte Verfilmung von Friedels Tagebuch Journal
de Rivesaltes 1941-1942 der Regisseurin Jacqueline Veuve (1997) löste
ein unerwartetes Echo aus. Überlebende aus aller Welt meldeten sich bei
Friedel und August Bohny-Reiter.
Eine französische Vorlage des Tagebuchs wurde von der
Historikerin Michèle Fleury-Seemuller erstellt (1993). Die deutsche
Ausgabe veröffentlichte Prof. Erhard Roy Wiehn unter dem Titel Vorhof
der Vernichtung (1995).
Wir möchten uns bei Prof. Erhard Roy Wiehn für seine
Bereitschaft bedanken, die Erinnerungen von August Bohny in der
gleichen Reihe des Hartung-Gorre Verlags herauszugeben.
Unser Dank geht überdies an Margot Wicki-Schwarzschild für
ihre Erinnerungsworte und an Stéphane Gillioz, der die ursprünglichen
Gespräche mit August Bohny protokollierte. Wir danken Beat Wagner,
Leiter Kommunikation des SRK in Bern, und Altnationalrat François Loeb
für ihre Vermittlungen, Dr. Uriel Gast, Leiter der Jüdischen
Dokumentationsstelle des AfZ in Zürich, für seine Zusammenarbeit, Peter
Kanyar für seine Übersetzung aus dem Französischen, Jeannette Gschwind
und Udo Breger für die Begleitung unseres Projekts, nicht zuletzt auch
Krunoslav Kiko Keteleš für das fotographische Porträt der
Umschlagrückseite.
Da
die Unvergessenen Geschichten während unserer Arbeit
mit dem Archiv Friedel und August Bohny-Reiter entstanden, ergänzten
wir den Text mit Hinweisen auf Quellen und Sekundärliteratur.
Basel, im
Sommer 2009
Weitere Buchtitel
zu Schicksalen in Frankreich herausgegeben von Erhard Roy Wiehn
(1)Friedel
Bohny-Reiter: Camp de Rivesaltes. Tagebuch einer Schweizer
Schwester im französischen Internierungslager Rivesaltes 1941-1945.
Vorwort von
Margot Wicki-Schwarzschild, Einleitung von Michèle
Fleury-Seemuller. Bearbeitet von Helena Kanyar-Becker, Herausgegeben
von Erhard Roy Wiehn
1. Aufl. 2010;
246 Seiten, davon 36 Farbseiten. € 14,80, CHF 24,80. ISBN
3-86628-291-5, 978-3-86628-291-9
(2)Friedel
Bohny-Reiter: Vorhof der Vernichtung - Eine Schweizer
Schwester im französischen Internierungslager Rivesaltes 1941-1942.
Konstanz 1995,
167 Seiten, 12,78 €. ISBN 3-89191-917-4
(3)Louis
Dreyfuss: Emigration nur ein Wort? Ein jüdisches Überlebensschicksal
[aus Breisach am Rhein] in Frankreich 1933-1945.
Konstanz 1991,
148 Seiten, ISBN 3-89191-399-0 (vergriffen)
(4)Dorothee
Freudenberg-Hübner u. Erhard Roy Wiehn (Hg.): Abgeschoben -
Jüdische Schicksale aus Freiburg 1940-1942. Briefe der Geschwister
Liefmann aus Gurs
und Morlaas an
Adolf Freudenberg in Genf. Konstanz 1993, 213 Seiten, 19,43 €. ISBN
3-89191-665-5
(5)Manfred
Wildmann u. Erhard Roy Wiehn (Hg.): Und flehentlich gesegnet
- Briefe der Familie Wildmann aus Rivesaltes und Perpignan.
Jüdische
Schicksale aus Philippsburg 1941-1943. Mit einem Vorwort von Margot
Wicki-Schwarzschild.
Konstanz 1997,
204 Seiten, 20,35 €. ISBN 3-89649-067-2
(6)Konrad Görg:
Wir sind, was wir erinnern. Zwei Generationen nach
Auschwitz. Stimmen gegen das Vergessen. In Erinnerung an Erwin Katz.
Vorwort von
Erhard Roy Wiehn. 1. Aufl. 2008. 98 Seiten. € 9,95. ISBN 3-86628-208-7
Direkt
bestellen bei / to order directly from: Hartung.Gorre@t-online.de
Hartung-Gorre
Verlag Konstanz, eMail: verlag@hartung-gorre.de
http://www.hartung-gorre.de
Die Schweiz als
Hüterin der humanitären Tradition: Zur Ausstellung
«Humanitäre Schweiz 1933-1945. Kinder auf der Flucht» an der
Universität Bern
von Urs
Knoblauch, Kulturpublizist, Fruthwilen TG
Quelle = http://www.zeit-fragen.ch/ARCHIV/ZF_123a/T07.HTM
Artikel 7:
Zeit-Fragen Nr.43 vom 8.11.2004
Nach der
erfolgreichen Präsentation der Ausstellung und des
Vortragszyklus «Humanitäre Schweiz 1933-1945 - Kinder auf der Flucht»
an der Universität Basel im Wintersemester 2003/2004 sowie der
Ausstellung im Kornhausforum in Bern ist nun die wertvolle Ausstellung
seit dem 29. Oktober bis zum 27. November 2004 an der Universität Bern
zu sehen sein. Im Zentrum steht dabei das Anliegen, die Tradition der
humanitären Schweiz und einzelne Persönlichkeiten und Hilfswerke zur
Zeit des Zweiten Weltkrieges zu würdigen.
Mit grossem
Engagement und gründlicher Forschungsarbeit ist es der
Initiatorin und Herausgeberin des Kataloges, Frau Dr. Helena Kanyar
Becker von der Öffentlichen Universitätsbibliothek Basel, gelungen,
diese grosse mitmenschliche Hilfeleistung aus der Bevölkerung, von
vielen Flüchtlings- und Kinderhilfswerken und vom Roten Kreuz während
der Schrecken des Weltkrieges und der Nazi-Diktatur aufzuzeigen. So
werden in der Ausstellung die berühmten «Kinderhilfszüge», welche die
erschöpften Flüchtlingskinder zur Erholung in die Schweiz brachten, gut
dokumentiert. Diese humanitäre «Schweizer Hilfe» wurde lange
totgeschwiegen, gerade auch durch den sogenannten «Bergier-Bericht zur
Schweiz im Zweiten Weltkrieg», welcher mit sehr viel Steuergeldern
finanziert wurde.
Während der
90er Jahre begannen die Historikerinnen und Historiker, die
Problematik der Retter und Geretteten auszuwerten. Zahlreiche Bücher
erschienen, worin Zeitzeugen ihre Erinnerungen der Öffentlichkeit
übergaben. So beispielsweise Anne-Marie Im Hof-Piguet mit dem Buch
«Flucht durch die Hintertür» (1987) oder dem Tagebuch von Friedel
Bohny-Reiter «Vorhof der Vernichtung» (1993 franz., 1995 dt.
erschienen), welches auch als Dokumentarfilm «Journal de Rivesaltes»
mehrfach ausgezeichnet wurde. «Sechs der damaligen freiwilligen
Helferinnen und Helfer wurden für ihre Zivilcourage in Yad Vashem in
Jerusalem ausgezeichnet, einige von ihnen auch im Holocaust Memorial
Museum in Washington D.C. Mehrmals geehrt wurden sie ebenfalls in
Frankreich.» Auch ehemalige spanische Internierte organisierten aus
Dankbarkeit gut besuchte internationale Gedenktreffen.
Solche
menschlich tief bewegenden Dokumente sind in der Ausstellung und
im lesenswerten Katalog zu entdecken. Die Ausstellung macht auch
deutlich, das es immer die menschlich gereifte und gefestigte
Persönlichkeit ist, welche gerade in den Belastungssituationen im Krieg
als Bürger, Mitmensch oder in einer institutionellen Funktion sich mit
Kenntnis, Gefühl und Gewissen für die Humanität einsetzt. Es ist zu
wünschen, dass mit solchen Ausstellungen und Publikationen diese
vorbildliche Menschlichkeit und humanitäre Tradition der Schweiz für
die Zukunft gestärkt wird, das entstandene Zerrbild Schweiz auch im
Ausland berichtigt werden kann und der historischen Wahrheit die Ehre
erwiesen wird.
Die humanitäre
Tradition der Schweiz
Die humanitäre
Tradition der Schweiz geht weit zurück. Die gegenseitige
Hilfe und die Korporationen wurden zur Grundlage der Gründung der
Eidgenossenschaft. Mit der Entwicklung des Schweizerischen
Bundesstaates, dem Aufbau der sozialen Einrichtungen und mit der
Gründung des Roten Kreuzes und dem Festlegen des humanitären
Völkerrechts auf neutralem Boden wurde die humanitäre Ausrichtung der
Schweiz fest verankert: «Die schweizerische Asyltradition reicht ins
16. Jahrhundert zur Aufnahme der Hugenotten zurück. Seit dem Ende des
18. Jahrhunderts flüchteten die gescheiterten Revolutionäre aus Polen,
Deutschland und Russland in die Schweiz», schreibt die Initiatorin der
Ausstellung. Der Deutsch-Französische Krieg wurde für die neutrale
Schweiz 1870/71 und das kurz zuvor gegründete Rote Kreuz zur grossen
humanitären Bewährung. Im Februar 1871 wurden 87 000 erschöpfte
Soldaten der geschlagenen französischen Bourbaki-Armee liebevoll von
der breiten Schweizer Bevölkerung spontan und in selbstloser
Hilfsbereitschaft in zahlreichen Dörfern und Familien aufgenommen und
gepflegt. 1876 wurde als Erinnerung daran das grosse Bourbaki-Panorama
dem Genfer Maler Edouard Castres in Auftrag gegeben, der mit vielen
Helfern, unter anderem mit dem jungen Ferdinand Hodler, ein
einzigartiges Werk gegen den Krieg und als Dokument für die humanitäre
Hilfe der Schweiz schuf, welches dank einer Bürgerinitiative heute in
Luzern zu bewundern ist. Auch der grosse Schweizer Dichter Gottfried
Keller hatte im Zürcher Bettagsmandat vom 17. September 1871 die
Leistung der 3000 Schweizer Soldaten gewürdigt, welche die 90 000
französischen Soldaten bei der Grenzüberschreitung im Jura entwaffneten
und einer guten Internierung zuführten.
«Während dem
Ersten Weltkrieg wurden von der Schweiz viele
Zivilflüchtlinge aufgenommen, Verwundete gepflegt, Kriegsgefangene und
Internierte betreut. Man lud vor allem Kinder aus Kriegsgebieten zur
Erholung ein, die in Gastfamilien sechs bis zehn Wochen lebten. Die
etwa 20 Hilfskomitees vereinigten sich im Schweizerischen
Zentralkomitee für notleidende Auslandkinder. Die 'Kinderzüge' rollten
noch während der Hungersnot nach dem Kriegsende, 1917-1921 erholten
sich 124503 Kinder in der Schweiz.»
Kinderhilfswerke
zur Zeit des Zweiten Weltkrieges
Anfang der 30er
Jahre setzten sich die Sozialdemokratischen Frauen der
Schweiz mit neuen 'Kinderzügen' für die hungernden Kinder aus
Österreich ein, und sie gründeten die Proletarische Kinderhilfe (1932),
das Schweizerische Arbeiterhilfswerk (SAH, 1936), welches sich auch um
die Flüchtlinge aus Nazi-Deutschland kümmerte. Als nach der
nationalsozialistischen Machtübernahme von 1933 viele Menschen aus
Deutschland nach Österreich und Frankreich flüchteten, entstand die
Kindersektion des Welthilfskomitees, das Comité d'aide aux enfants. Im
Oktober 1933 bauten berufstätige Mütter und Frauen aus Zürich das
Schweizerische Hilfswerk für Emigrantenkinder (SHEK) auf. Die Leiterin,
die Historikerin Nettie Sutro (1889-1967) war auch Mitglied der
Sachverständigenkommission für Flüchtlingsfragen des EJPD
(Eidgenössiches Justiz- und Polizeidepartement) und hielt ihre
Erinnerungen im Buch «Jugend auf der Flucht 1933-1948» fest. Auch in
Basel konnte die Gymnasiallehrerin und für das Frauenrecht wirkende
Georgina Gerhard (1886-1971) eine Kinderhilfsgruppe aufbauen.
Sie alle
betreuten in freiwilligem und selbstlosem Einsatz Hunderte von
jüdischen Flüchtlingskindern und andere Flüchtlinge, organisierten
Geld-, Kleider- und Nahrungsmittelsammlungen.
Die
segensreichen Kinderhilfszüge
Mathilde
Paravicini (1905-1954), die Vorsteherin mehrerer Sozial- und
Frauenorganisationen, hatte schon im Ersten Weltkrieg die «Kinderzüge»
betreut und sorgte auch im Zweiten Weltkrieg für die Kinder und die
Flüchtlingszüge. Der erste «Kinderzug» kam im Mai 1934 aus Paris mit
150 deutschen Emigrantenkindern in die Schweiz. Die Frauen des
Schweizerischen Hilfswerks für Emigrantenkinder (SHEK) betreuten diese
Kinder ganz im Sinn karitativer Hilfe und mütterlicher Liebe. Sie
kümmerten sich nicht um politische Programme, sondern arbeiteten mit
allen Hilfswilligen zusammen und sorgten für geeignete Erholungs- und
Ferienplätze für ihre Schützlinge. Erst die Verschärfungen gegen
jüdische Kinder führte die Verantwortlichen des SHEK und weiterer zehn
Hilfswerke zu Protesten und konstruktiven Vorschlägen für das Wohl der
Flüchtlingskinder. Das Mitleid der Schweizer Bevölkerung war gross, die
Spendenaufrufe erfolgreich und das Interesse der Pateneltern und
Pflegefamilien, bei denen die Kinder ein bis drei Monate bleiben
konnten, war so grosss, dass diese Tradition auch nach dem Krieg noch
weitergeführt wurde: «Von 1935 bis zum Kriegsausbruch erholten sich in
der Schweiz 3784 Kinder.»
Schweizer
Kinderhilfe in Spanien und Frankreich
Während des
Spanischen Bürgerkrieges half die Ayuda Suiza (Schweizer
Hilfe für Spanien) vorbildlich den bedrohten Kindern. Viele
Schweizerinnen und Schweizer brachten Lebensmittel und Kleider nach
Spanien und bauten Küchen und Kantinen auf, um die hungernden Kinder
und Mütter zu verpflegen. Mit Lastwagen, welche die Namen Dunant,
Pestalozzi oder Nansen trugen, wurden zahlreiche Flüchtlinge aus
belagerten Orten evakuiert: «Eine herausragende Rolle spielte dabei der
Mathematiklehrer Rodolfo Olgiati aus Bern, der die Schweizerische
Arbeitsgemeinschaft für Spanienkinder (SAS) gründete. Er hatte Kontakte
zu internationalen Hilfsorganisationen und wurde 1940 Zentralsekretär
der Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder
(SAK), später leitete er die Schweizer Spende (1944-1948), ein
vorbildliches humanitäres Werk der Schweiz.
Schweizerinnen und Schweizer spendeten 23,5 Millionen Franken, bekannte
Künstler, Fotografen und Freiwillige aus vielen Berufsgruppen setzten
sich selbstlos im In- und Ausland bei Hilfsprojekten ein.
«Wir waren wie
eine Familie»
1939, nach dem
Ende des Spanischen Bürgerkrieges verlagerte sich die
Schweizer Hilfstätigkeit nach Südfrankreich, wo die spanischen
Flüchtlinge interniert wurden: «Die SAK leitete dort Maurice Dubois,
die Erfahrungen aus Spanien mitbrachte. Etwa 40 junge freiwillige
Helferinnen und Helfer aus der Schweiz betreuten Spanier, Juden, Roma
und Sinti, Staatenlose und französische Häftlinge in den
Internierungslagern. Sie eröffneten städtische Verteilszentren,
gründeten Kinder- und Mütterheime, wo sie auch Geburtshilfe leisteten -
in Elne kamen unter der Obhut von Elisabeth Eidenbenz etwa 1000 Kinder
zur Welt.» Die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kaser
und Elsa Ruth bewahrten in den berüchtigten Internierungslagern von
Gurs, Rivesaltes, Récébédou oder Vernet Kinder und Erwachsene vor dem
Hungertod. Neben dem Essen erhielten die Verfolgten Kleidung,
moralische Unterstützung, mitmenschliche Anteilnahme und fachkundige
Krankenpflege: «Sie retteten zahlreiche Juden vor den Transporten in
die Nazi-KZs. In den Kinderheimen überlebten Hunderte von spanischen,
jüdischen, aber auch französischen Kindern den Krieg. Auguste Bohny,
Rosa Naef, Emma Ott und weitere leiteten die Heime in Le
Chambon-sur-Lignon, Prigny, La Hille und in anderen Orten.» (Die
Mitarbeiterinnen Sebastian Steiger, Heiri Kägi, Anne-Marie Im
Hof-Piguet u.a.)
In der
Ausstellung und im lesenswerten Katalog wird berichtet, wie sich
die spontane Hilfsbereitschaft oft auch zwischen der Legalität und
Illegalität bewegte, um die Menschen vor der Vichy-Polizei und der
Gestapo zu beschützen. Viele jüdische Kinder konnten illegal über die
Grenze gerettet werden. Auch sehr tragische Ereignisse gab es dabei,
als fünf jüdische Jugendliche, welche Rösli Näf «schwarz» von
Frankreich über die Schweizer Grenze retten wollte, am 1. Januar 1943
gefasst wurden. Dies macht die unerbittliche Härte des Krieges und die
Verantwortung auf Behördenebene und bei den Helfern deutlich.
Das
Schweizerische Rote Kreuz war im Krieg dem Militär und der
Schweizer Regierung unterstellt, und der Spielraum wurde auch für
freiwillige Helfer sehr eng. Viele Beispiele zeigen aber klar, dass
neben persönlichem und politischem Versagen immer auch humanitär
gesinnte Persönlichkeiten in Institutionen da waren, welche
Menschenleben retteten. Auch grosse Teile der Schweizer Bevölkerung
halfen und spendeten, was sie nur konnten.
Vieles ist hier
noch zu entdecken, so auch das «Projekt Duttweiler»,
welches durch einen kleinen Preisaufschlag auf Lebensmitteln die
Aufnahme von 200'000 Kinder in die Schweiz ermöglichen sollte. Und dies
alles in einer Zeit, wo es der Schweizer Bevölkerung nicht gut ging und
Lebensmittelknappheit herrschte.
Die humanitäre
Mission der Schweiz stärken
Die ganze
Thematik macht deutlich, wie wertvoll das Wirken des Roten
Kreuzes, das Humanitäre Völkerrecht und die Neutralität der Schweiz
gerade auch heute sind. Auch die vorbildliche Entwicklungshilfe der
Schweiz mit ihren Persönlichkeiten in aller Welt gehört zur besten
Substanz, was die Schweiz ausmacht. Selbstherrliche Kritik und Arroganz
werden diesen Aufgaben aber auch schweren historischen Situationen und
den darin Betroffenen niemals gerecht. Es fragt sich auch, ob die
jetzige Generation fähig wäre, alles besser zu machen. Deutlich werden
dabei die grossen Aufgaben für Schule, Elternhaus und Politik. Prof.
Dr. René Rhinow, Präsident des Schweizerischen Roten Kreuzes fasst das
Entscheidende im Vorwort des Katalogs, auch bezüglich Problemen in der
Geschichte des Roten Kreuzes zusammen und betont: «Um so froher sind
wir über die Ausstellung und die Vorträge, da sie uns in unserer
Entschlossenheit bekräftigen, die humanitären Werte zu stärken, sie in
unseren Reihen gegen aussen zu verbreiten und ihnen auch unter
schwierigen Umständen nachzuleben.»
Informationen
zur Ausstellung und zu den Vorträgen: Die Ausstellung ist
im Eingangsfoyer der Universität Bern (Hauptgebäude) bis zum 27.
November 2004 von Montag bis Freitag von 7 bis 20.15 Uhr und am Samstag
von 7 bis 12.15 Uhr zu sehen.
© Zeit-Fragen
2004, Redaktion und Verlag, Postfach, CH-8044 Zürich, Tel. +41-1-350 65
50, Fax +41-1-350 65 51 http://www.zeit-fragen.ch
Ausstellung und Vortragsreihe Basel 2003: Die Humanitäre Schweiz
1933-1945 - Kinder auf der Flucht
UB Basel,
Archiv Aktuell-Meldungen - 17.10.2003
Ausstellung und
Vortragsreihe: Die Humanitäre Schweiz 1933-1945 - Kinder auf der Flucht
im Kollegiengebäude der Uni Basel
Petersplatz 1,
4003 Basel
31.10. - 19.12.
2003
Öffnungszeiten:
Montag – Freitag 8.00 – 20.00 Uhr
*************************************************************************************************************************
Ausstellungsvernissage:
Donnerstag 30.10.2003, 18.15 Uhr
Kollegiengebäude
der Universität Basel, 1. Stock
Begrüssung
Hannes Hug
Direktor der
Universitätsbibliothek Basel
Prof. Dr. René
Rhinow
Juristische
Fakultät der Universität Basel
Präsident des
SRK Bern
Einführung
Thomas Kessler
Delegierter für
Migrations- und Integrationsfragen des Kantons Basel-Stadt
Anschliessend
wird ein Apéro serviert
*************************************************************************************************************************************
Vortragsreihe
(jeweils donnerstags um 18.15 Uhr):
6.11.2003
Die Schweizer
Neutralität und Humanität im Zweiten Weltkrieg
Prof. Dr. Georg
Kreis, Historisches Seminar, Basel
13.11.2003
Die Schweizer
Kinderhilfe von 1933 bis 1942 : Wie politisch ist die humanitäre Hilfe?
Dr. phil.
Antonia Schmidlin, Historikerin, Basel
20.11.2003
Die Juden in
den französischen Konzentrationslagern und die politische Situation in
der Schweiz
Prof. Dr.
Jacques Picard, Institut für Jüdische Studien, Basel
27.11.2003
Die Rückführung
und Aburteilung der Schweizer Spanienkämpfer : die politischen Helfer
auf der Anklagebank (1939-1940)
PD Dr. phil.
Peter Huber, Historisches Seminar, Basel
4.12.2003
Die Retter und
die Geretteten : das Schweizer Engagement für die Flüchtlinge
(Podiumsdiskussion)
August Bohny,
Guy Eckstein, Margot Wicki-Schwarzschild, Zeitzeugen, Basel und Paris
11.12.2003
Ethik und
Gesetz : die Flüchtlingshilfe einst und jetzt
Daniel
Biedermann, SRK Bern, Thomas Kessler, Migrations- und
Integrationsfragen Basel-Stadt, Nicolas Garcia, Bürgermeister Elne
Alle Vorträge
finden im Kollegiengebäude der Universität statt
***************************************************************************************************************************************
Die
Veranstaltung setzt sich mit der Idee und Realität der "humanitären
Schweiz" auseinander. Die Flüchtlingshilfe während der Vorkriegs- und
Kriegszeit gehört zu den heiss diskutierten Themen. Die Rolle der
schweizerischen Hilfswerke und der Einsatz von deren freiwilligen
Mitarbeitern zwischen 1933 und 1945 wurde jedoch noch nicht
ausdiskutiert.
Die Ausstellung
im 1. Stock des frisch renovierten Kollegiengebäudes
der Basler Universität wird von der Unversitätsbibliothek Basel
veranstaltet.
Der 1. Teil,
Leute auf der Flucht (1933-1939), wertet das freiwillige
Engagement der Schweizer Frauen, die nach der nationalsozialistischen
Machtübernahme das Schweizerische Hilfswerk für Emigrantenkinder (SHEK)
gründeten. Sie betreuten Hunderte von jüdischen Flüchtlingskindern,
organisierten Geld-, Kleider- und Nahrungsmittelsammlungen. Die
berühmten "Kinderzüge" brachten die erschöpften Flüchtlingskinder zur
Erholung in die Schweiz, bleiben durften jedoch nur wenige. Die Basler
Sektion des SHEK – unter der Leitung von Georgine Gerhard - war die
aktivste.
Während des
Bürgerkrieges in Spanien half die Ayuda Suiza (Schweizer
Hilfe für Spanien) v.a. den bedrohten Kindern. Eine herausragende Rolle
spielte dabei der Berner Rodolfo Olgiati, der die Schweizerische
Arbeitsgemeinschaft für Spanienkinder (SAS) gründete. Er wurde 1940
Zentralsekretär der Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft für
kriegsgeschädigte Kinder (SAK), später leitete er die Schweizer Spende
(1944) und nach dem Kriegsende führte er die Schweizer Europahilfe
(1948). Nach Spanien brachten die Schweizerinnen und Schweizer
Lebensmittel und Kleider mit, eröffneten dort Kantinen, wo sie v.a. die
Kinder und Mütter verpflegten. Mit den Lastwagen Dunant, Pestalozzi,
Nansen, Wilson u.a. evakuierten sie die Flüchtlinge aus den belagerten
Orten.
Nach dem Ende
des spanischen Bürgerkriegs (1939) verlagerte sich die
Schweizer Hilfstätigkeit nach Südfrankreich, wo die spanischen
Flüchtlinge interniert wurden. Seit Frühling 1940 leitete dort Maurice
Dubois, der Erfahrungen aus Spanien mitbrachte. die SAK. Etwa 40 junge
freiwillige Helferinnen und Helfer aus der Schweiz betreuten Spanier,
Juden, Roma und Sinti, Staatenlose und französische politische
Häftlinge in den Sammellagern. Sie eröffneten städtische
Verteilzentren, gründeten Kinder- und Mütterheime, wo sie auch
Geburtshilfe leisteten, wie Elsbeth Eidenbenz in Elne.
Der 2. Teil der
Ausstellung, Internierungslager, Kinder- und
Mütterheime in Südfrankreich (1940-1944), stellt diese Fakten dar. In
den berüchtigten Lagern Gurs, Rivesaltes, Récébédou, Vernet u.a.
bewahrten die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kasser,
Elsa Ruth u.a. Kinder und Erwachsene vor dem Hungertod, kleideten sie,
unterstüzten sie moralisch und pflegten die Kranken. Sie retteten
zahlreiche Juden vor den Transporten in die Nazi-KZs. In den
Kinderheimen überlebten Hunderte von spanischen, jüdischen, aber auch
französischen Kindern den Krieg. August Bohny, Rosa Naef, Emma Ott u.a.
leiteten die Heime in La Chambon sur Lignon, Pringy, La Hille u.a. Auch
ihre Mitarbeiter aus der SAK (Sebastian Steiger, Heiri Kägi, Anne-Marie
Im Hof-Piguet u.a.) bewegten sich stets zwischen der Legalität und
Illegalität. Um die Menschen vor der Vichy-Polizei und der Gestapo
beschützen zu können, durften sie die Schweizer Neutralität nicht
wortgetreu anwenden. Als das Schweizerische Rote Kreuz Ende 1941 die
Leitung der SAK übernahm, verlangte es von den Helferinnen und Helfern
strikte "Zurückhaltung". Die Konflikte zwischen der SRK-Verwaltung und
den Freiwilligen endeten oft tragisch. Einige wurden suspendiert,
zurück in die Schweiz geschickt, wo sie weiter bestraft wurden.
Die umstrittene
Rolle des SRK, das einerseits die Freiwilligen durch
seine Autorität unterstützen konnte, andererseits sie bürokratisch
bestrafte, wird in der Ausstellung erörtet. Die Helferinnen und Helfer,
die ungewollt Heldenrollen spielten, werden porträtiert. Die Geschichte
der Kinder- und Mütterheime, sowie der Sammellager wird dargelegt.
Berücksichtigt wird auch die spontane Unterstützung der Schweizer
Bevölkerung (Geld-, Kleider- ,Nahrungsmittelsammlungen).
Der 3. Teil der
Ausstellung, Die Geretteten und ihre Retter, berichtet
über die Rezeption der freiwilligen Schweizer Hilfe, die jahrelang
totgeschwiegen wurde. Erst während der 90er Jahre werteten sie die
Historiker aus. Das Schweigen der Beteiligten brachen die Erinnerungen
von Anne-Marie Im Hof-Piguet "Flucht durch die Hintertür" (1987). Das
Tagebuch von Friedel Bohny-Reiter "Vorhof der Vernichtung" (1993
franz., 1995 dt. erschienen) wurde verfilmt. Der Dokumentarfilm
"Journal de Rivesaltes" wurde mehrmahls ausgezeichnet. Zu den Memoiren
gehören auch "Die Kinder von Schloss La Hille" (1992) von Sebastian
Steiger u.a.
Die geretteten
Kinder von damals begannen sich zu melden. Einige von
den Freiwilligen wurden für ihre Zivilcourage in Yad Vashem zu
Jerusalem und im Holocaust Memorial Museum in Washington geehrt. Auch
in Frankreich wurden sie mehrmals ausgezeichnet. Die ehemaligen
spanischen Internierten organisieren internationale Gedenktreffen, die
Teilnahme aus Europa und den USA ist überwältigend. Die französischen
regionalen Behörden und die Regierungsstellen unterstützen Projekte zum
Verarbeitungsprozess der tristen KZ-Geschichte. Ein Netzwerk zu diesem
Thema wurde zwischen Frankreich, Spanien und Deutschland gebildet.
Das SRK
veranstaltete 1998 eine Konferenz zu dieser Problematik,
rehabilitierte die geschädigten Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und
nimmt teil an der Neubewertung der Rolle des humanitären Schweizer
Engagements 1933-1945. Die offiziellen Schweizer Auszeichnungen für die
ehemaligen Helferinnen und Helfer blieben jedoch aus.
Die Ausstellung
und Vortragsreihe sind ein gemeinsames Projekt der
Universitätsbibliothek, des Historischen Seminars und Instituts für
jüdische Studien der Universität Basel und des Schweizerischen Roten
Kreuzes in Bern.
Konzept und
Projektleitung: Dr. Helena Kanyar-Becker
Weitere
Informationen sind bei der Koordinatorin der Veranstaltung erhältlich:
Dr. Helena
Kanyar Becker
Fachreferentin
der Uni-Bibliothek
061 267 31 25
helena.kanyar@unibas.ch
17.10.2003 /
ka-cb © 1995-2008 Universitätsbibliothek Basel
Kinder retten in gefährlicher Zeit (zum Buch von Helena Kanyar Becker)
3. November
2010, Neue Zürcher Zeitung:
Kinder retten
in gefährlicher Zeit
Ein Buch
beleuchtet Motivation und Einsatz beherzter Frauen. In der
Zwischenkriegs- und der Kriegszeit leisteten viele Frauen
verfolgten und kriegsgeschädigten Kindern couragiert Hilfe. Ein Buch
ruft dies in Erinnerung.
Regula
Heusser-Markun
Tapfere Frauen
aus bürgerlichem Milieu haben sich immer wieder auch in
politisch schwierigen Lagen für die Betreuung und Rettung gefährdeter
Kinder eingesetzt. 14 Porträts solch ebenso couragierter wie
bescheidener Heldinnen versammelt Helena
Kanyar Becker in dem Buch
«Vergessene
Frauen. Humanitäre Kinderhilfe und offizielle
Flüchtlingspolitik 1917–1948».
Rettung von
Juden
Die Autorinnen
und Autoren skizzieren Leben und Wirken der
Protagonistinnen unter Auswertung von Archivalien, Nachlässen und
Gesprächen mit Personen aus deren Umfeld. Das reich illustrierte
Lesebuch lokalisiert das humanitäre Wirken im Kontext des familiären
Hintergrundes, des schulischen und beruflichen Werdegangs der
initiativen Persönlichkeiten. Diese stellten sich mit ihrem Handeln
nicht selten gegen die offizielle Flüchtlings- und Neutralitätspolitik
und schreckten mitunter auch vor illegalen Schritten nicht zurück.
So hat die
damals 26-jährige Anne-Marie Im Hof-Piguet ab Sommer 1942
für das Schweizerische Rote Kreuz in Kinderkolonien in Frankreichs
«zone libre» gearbeitet und ab 1943 bedrohte jüdische Jugendliche
heimlich über die Grenze in die Schweiz gebracht. Im Herbst 1942 hatte
sie als Rotkreuzhelferin jüdische Kinder abgeholt im Lager Rivesaltes,
das seit 1938 Flüchtlinge aus dem Spanischen Bürgerkrieg beherbergte
und inzwischen Juden verschiedener Nationen separat internierte.
Hilfswerke durften sich immerhin der Kinder annehmen. Die
Rotkreuzschwester Friedel Bohny-Reiter veröffentlichte erst 1993 über
ihre Zeit in Rivesaltes 1941/1942 ein Tagebuch, das später von
Jacqueline Veuve verfilmt wurde. Dass die jüdischen Internierten ab
Anfang August in die NS-Vernichtungslager gebracht wurden, wusste sie.
Einige Kinder vermochte sie zu retten.
Massregelung im
Roten Kreuz
Dass kriegs-
und krisengeschädigte Kinder in die Schweiz zur Erholung
kamen, war seit dem Ersten Weltkrieg Tradition. Im Vorfeld des Zweiten
Weltkriegs spitzte sich die Not dramatisch zu. 1933 wurde das Schweizer
Hilfswerk für Emigrantenkinder (SHEK) gegründet, das unter der Leitung
von Nettie Sutro stand – die Historikerin, Übersetzerin von Ignazio
Silone und spätere Gründerin des Kinderdorfs Kirjath Jearim wird im
Band ebenfalls porträtiert. Bei Kriegsausbruch 1939 wurden bereits zur
Heimreise vorbereitete Kinder bei den Schweizer Pflegeeltern belassen.
Im Januar
darauf formierte sich die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft
für kriegsgeschädigte Kinder (SAK) aus mehreren Hilfswerken, wobei das
SHEK die Verantwortung für legal und illegal eingereiste Kinder – die
meisten jüdisch – übernahm. Im Januar 1942 fusionierte die SAK mit dem
Schweizerischen Roten Kreuz (SRK). Dieses, im Krieg dem Militär
unterstellt, forderte von den Mitarbeitern strikte Neutralität und
klassierte Hilfe für Juden als illegal.
Die Baslerin
Mathilde Paravicini, beim SHEK bis 1939 für Kinderzüge in
den Schweizer Erholungsurlaub verantwortlich und als Frauenrechtlerin
engagiert, organisierte und begleitete die jetzt unter dem Patronat des
SRK durchgeführten Ferien für notleidende Kinder aus Frankreich, bis im
November 1942 die Deutschen auch die bisher freie Zone besetzten und
die Ausreise bis im Herbst 1944 verboten blieb. Als zwei Helferinnen
der SAK, Germaine Hommel und Renée Farny, unterstützt von der
französischen Résistance, trotzdem jüdische Jugendliche aus Hochsavoyen
in die Schweiz brachten und deutsche Grenzwächter Ende 1942 eine Gruppe
abfingen, wurden die Schweizerinnen zusammen mit der Leiterin der
Colonie La Hille, Rösli Näf, vom Chef der SRK-Kinderhilfe, Oberst
Remund, nicht nur entlassen, sondern auch beim Deutschen Roten Kreuz in
Berlin denunziert.
Auch aus dem
südfranzösischen Lager Gurs, wo die Krankenschwester
Elsbeth Kasser seit dem Spanischen Bürgerkrieg bis Ende 1943 wirkte,
wurden Juden in die Vernichtungslager deportiert. Für die
Rotkreuzhelferinnen war es besonders bitter, dass im August die
Schweizer Grenzen dichtgemacht wurden. Kasser versuchte, den Kindern
das Leben möglichst erträglich zu gestalten. Die Bilder und
Zeichnungen, die ihr dankbare Insassen schenkten, sind in einer
Sammlung zusammengestellt. In der Nachkriegszeit organisierte Elsbeth
Kasser Hilfsprojekte für Kinder und war Delegierte der Schweizer Spende.
Humanitär und
pazifistisch
Die Geschichten
der engagierten Frauen lassen auch ein geistiges und
soziales Klima aufscheinen, in dem die pazifistische Bewegung (Leonhard
Ragaz, Fritz Wartenweiler), das Gedankengut von Quäkern und Hutterern
oder der Internationale Zivildienst gerade auf Töchter aus bürgerlichem
Haus eine grosse Anziehungskraft ausübten. Ein Klima auch, in dem die
frauenspezifische Sozialisation Fürsorglichkeit und Altruismus in den
Vordergrund stellte. Zu akzeptieren, dass (macht)politisches Kalkül und
der Imperativ der Neutralität das humanitäre Handeln gerade in harten
Zeiten beschneiden sollten, fiel denn auch diesen Frauen, deren Wirken
später im Ausland mehr Anerkennung ernten sollte als zu Hause, schwer.
Das Buch, das an sich bekannte Fakten dank dem Originalton der
Akteurinnen (Briefe, Tagebücher, Memoiren) ins Licht ihrer Beweggründe
und Argumente, ihrer Bedenken und auch ihrer Wut setzt, honoriert
diesen Mut.
Helena Kanyar
Becker (Hrsg.): Vergessene Frauen. Humanitäre Kinderhilfe und
offizielle Flüchtlingspolitik 1917–1948.
Schwabe-Verlag,
Basel 2010. 282 S., Fr. 48.–.
Copyright ©
Neue Zürcher Zeitung AG
Vergessene
Frauen. Humanitäre Kinderhilfe und offizielle
Flüchtlingspolitik 1917-1948. ISBN-10:3-7965-2695-0 und
EAN:9783796526954. 288 S. CHF 48.00
Beschreibung
von: "Vergessene Frauen"
Sie engagierten
sich freiwillig – die Kranken- und Kinderschwestern,
Lehrerinnen, Kindergärtnerinnen und andere Mitarbeiterinnen der
Schweizer Kinderhilfe. Sie holten Kinder aus den Kriegsgebieten zur
Erholung in die Schweiz und brachten mit den Kinderzügen deutsche
Emigrantenkinder in Schweizer Patenfamilien. Im Spanischen Bürgerkrieg
sorgten sie für Hungernde und arbeiteten in Kinderheimen. Die
spanischen Flüchtlinge betreuten sie ab Winter 1939 in Südfrankreich,
wo sie auch Kinderkolonien und eine Maternité gründeten. Die
unterernährten französischen Kinder bekamen Zusatzmahlzeiten in den
Kantinen.
Die
couragierten Frauen setzten sich auch für die jüdischen Häftlinge
in den Internierungslagern ein, in den Schweizer Baracken sorgten sie
für Kranke, Hungernde und vor allem für Kinder. Sie versuchten
möglichst viele vor den Deportationen in die Vernichtungslager zu
retten – entgegen der offiziellen Schweizer Flüchtlingspolitik. Für
Flüchtlinge engagierten sie sich auch nach Kriegsende.
Aus dem Inhalt:
Georg Kreis,
Vorwort
Helena Kanyar
Becker, Pionierin der Kinderzüge, Mathilde Paravicini
Nicole Weil,
Sozialdemokratin und Organisatorin Regina Kägi-Fuchsmann
Ildikó Kovács,
Bürgerliche Frauen und Nettie Sutro
Aurel Waeber,
Die Basler Aktivistin Georgine Gerhard
Michel
Puéchavy, L’expérience de la guerre espagnole, Ruth von Wild
Guy Eckstein,
Die Gründerin der Maternité suisse, Elisabeth Eidenbenz
Therese
Schmid-Ackeret, Unermüdliches Engagement für Verfolgte und Leidende,
Elsbeth Kasser
Antonia
Schmidlin, Rösli Näf – eine der «mutigen, heldenhaften Frauen, zu denen
unsere Heimat mit Stolz hinaufblickt»
Michel
Puéchavy, Deux femmes héroiques aux portes de la Conféderation suisse,
Renée Farny et Germaine Hommel
Margot
Wicki-Schwarzschild, Ich habe nur getan, was ich tun musste, Ehrungen
lehnte Elsa Ruth ab
Michèle
Fleury-Seemuller, Zeichen der Hoffnung, Friedel Bohny-Reiter
Helena Kanyar
Becker, Frau im Hintergrund, die bescheidene Emma Ott
Sandra Studer,
Illegale Grenzgänge für die Menschlichkeit, Anne-Marie Im Hof-Piguet
Die
Herausgeberin
Dr. phil.
Helena Kanyar Becker ist Historikerin, publiziert zur
Schweizer Flüchtlingspolitik und organisiert Ausstellungen und
Vortragsreihen zu diesem Thema.
buch.ch AG
Industriestrasse
26· 8404 Winterthur
info@buch.ch
Von Rettern und Geretteten
Quelle =
http://www.redcross.ch/data/mag/pdf/29_de.pdf
Kaiserslautern,
ein Morgen im Jahr 1940: Die neunjährige Margot Wicki-Schwarzschild
wird mit
ihrer Familie
von deutschen Nazis nach Frankreich deportiert. Ihr Vater ist Jude, die
Mutter
Katholikin. Am
4. Dezember 2004 erzählte sie, im Zuge der Vortragsreihe «Humanitäre
Schweiz
von 1933-45» an
der Uni Basel, von ihren Erlebnissen als Verfolgte.
Die
Vortragsreihe und Ausstellung «Humanitäre Schweiz von 1933-45» setzte
sich vom Oktober bis
Dezember 2003
mit der Idee und Realität der humanitären Schweiz während des Zweiten
Weltkrieges
auseinander.
Die Flüchtlingshilfe während der Vorkriegs- und Kriegszeit gehört zu
den noch immer heiss
diskutierten
Themen. Die Rolle der schweizerischen Hilfswerke und der Einsatz ihrer
freiwilligen
Mitarbeiter
zwischen 1933 und 1945 sei bisher noch nicht ausdiskutiert worden,
meinte Projektleiterin
Helena
Kanyar-Becker.
Das Thema des
fünften Abends hiess «Die Retter und die Geretteten». Die begleitende
Ausstellung war
gut
dokumentiert. Ihr konnten wesentliche Informationen entnommen werden.
So auch, dass während
des
Bürgerkrieges in Spanien (1936 bis 1939) die «Ayuda Suiza» vor allem
bedrohten Kindern half. Nach
dem Ende des
spanischen Bürgerkriegs verlagerte sich die Schweizer Hilfstätigkeit
nach Südfrankreich,
wo spanische
Flüchtlinge interniert wurden.
Seit Frühling
1940 leitete dort Maurice Dubois, der Erfahrungen aus Spanien
mitbrachte, die SAK
(Schweizerische
Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder). Die SAK entstand
Anfang 1940 aus
17
Hilfsorganisationen. Etwa 40 junge freiwillige Helferinnen und Helfer
aus der Schweiz betreuten
Spanier, Juden,
Roma und Sinti, Staatenlose und französische politische Häftlinge in
den Sammellagern.
Sie eröffneten
städtische Verteilzentren, gründeten Kinder- und Mütterheime, wo sie
auch Geburtshilfe
leisteten
Die Rolle des
Schweizerischen Roten Kreuzes
In der Basler
Ausstellung wurden Dokumente über Internierungslager, Kinder- und
Mütterheime in
Südfrankreich
(1940 bis 1944) dargestellt. In den berüchtigten Lagern Gurs,
Rivesaltes, Récébédou,
Vernet
bewahrten die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kaser,
Elsa Ruth und andere
Kinder und
Erwachsene vor dem Hungertod, kleideten sie, unterstützten sie
moralisch und pflegten die
Kranken. Sie
retteten zahlreiche Juden vor den Transporten in die
Konzentrationslager der Nazis. In den
Heimen
überlebten Hunderte von spanischen, jüdischen, aber auch französischen
Kindern den Krieg.
Viele
Mitarbeiter der SAK bewegten sich zwischen Legalität und Illegalität.
Um die Menschen vor der
Vichy-Regierung
und der Gestapo beschützen zu können, durften sie die Schweizer
Neutralität nicht
wortgetreu
anwenden. Als das Schweizerische Rote Kreuz Ende 1941 die Leitung der
SAK übernahm,
verlangte es
von den Helferinnen und Helfern strikte «Zurückhaltung». Die Konflikte
zwischen der SRKVerwaltung
und den
Freiwilligen endeten oft tragisch. Einige wurden suspendiert und zurück
in die
Schweiz
geschickt.
Das SRK
veranstaltete 1998 eine Konferenz zu dieser Problematik, rehabilitierte
die geschädigten
Mitarbeiterinnen
und Mitarbeiter und nimmt teil an der Neubewertung der Rolle des
humanitären
Schweizer
Engagements von 1933 bis 1945. Offizielle Schweizer Auszeichnungen für
die ehemaligen
Helfer blieben
jedoch aus.
Von Schweizern
in Südfrankreich gerettet
Über die Zeit
im Camp de Gurs in Südfrankreich sagte die damals neunjährige Margot
Wicki-
Schwarzschild:
«Eine schreckliche Zeit. Das Lager versank im Schlamm, in jede Baracke
wurden 60 bis
90 Menschen
gepfercht. Wir litten an Hunger, Ungeziefer und versanken in
Trostlosigkeit. Wir kamen uns
vor als der
Abschaum der Menschheit.» Nach einiger Zeit wurde die Familie nach
Rivesaltes gebracht,
wo die Zustände
ebenso schlimm waren. Einziger Lichtblick waren die Baracken der SAK,
die 1942 vom
SRK übernommen
wurden. Die Krankenschwestern Elsbeth Kasser, Friedel Bohny-Reiter
schufen dort
Inseln der
Normalität im Meer des Grauens. Unter anderem dank Spenden aus der
Schweiz.
Als im Herbst
1942 die Deportation in die Konzentrationslager in Osteuropa drohte,
gelang es Friedel
Bohny-Reiter im
letzten Moment, die Mutter und die Töchter Schwarzschild zu retten.
Dabei verstiess sie
gegen die
SRK-Richtlinien, die Neutralität verlangten. Die Spur des Vaters
verliert sich 1943 in
Auschwitz. Nach
dem Krieg zog Margot Wicki-Schwarzschild mit ihren Töchtern nach
Deutschland
zurück. Sie
liess sich zur Dolmetscherin ausbilden und heiratete einen Schweizer.
Heute lebt sie in der
Nähe von Basel.
Margot
Wicki-Schwarzschild strich in ihrem Vortrag hervor, dass sie der
Schweiz äusserst dankbar sei;
und betonte,
dass sie sehr froh über die Ausstellung in Basel sei, welche die
humanitäre Seite der
Schweiz zeigt.
Dies, nachdem Jahre lang nur die Schuld der offiziellen Schweiz ein
Thema gewesen sei.
Abschliessend
führte Margot Wicki-Schwarzschild aus, dass Veranstaltungen gegen das
Vergessen
wichtig seien;
dass es aber ebenso nötig sei, eine Brücke zu schlagen zur heutigen
Leidensgeschichte
von Millionen
von Menschen auf dieser Welt. Ihr Anliegen: «Hinschauen statt
wegschauen».
Des Retters
Sicht
Schweizer
Zivildienst-Leistende im Dienst der SAK retteten von 1941 bis 1944 das
Leben vieler Kinder.
So auch der
Lehrer August Bohny. Inmitten der nationalistischen Kriegswirren fanden
Friedel Reiter und
August Bohny
unter dem Dach der SAK zusammen und begannen, ihr gemeinsames Leben
aufzubauen.
Obwohl Bohny in
seiner Jugend den Militärdienst in der Schweiz absolvierte, wollte er
etwas anderes tun,
als das Land
mit Waffen zu verteidigen. Er suchte nach einem grösseren Sinn. 1941
erhielt er eine
Genehmigung zu
einem Auslandsaufenthalt.
Nach mehreren
Stationen in Frankreich fand Bohny schliesslich nach Le
Chambon-sûr-Lignon, wo er drei
Kinderheimen,
einer Werkstatt und einer Landwirtschaftsschule vorstand. Dies bis
1944. 800 bis 1000
Kinder konnten
in dieser Zeit von diesen Einrichtungen profitieren. Darunter befanden
sich etwa 180
jüdische,
spanische, aber auch französische „Sozialfälle“. «Die Razzien machten
uns oft sehr besorgt»,
erzählte Bohny,
«eines Tages wollte die französische Vichy-Polizei 72 Flüchtlinge
abholen, zur
Überprüfung der
Papiere, wie sie sagten. Da gelang es mir durch puren Bluff, etwas Zeit
herauszuschinden.
Die Kinder konnten wir inzwischen auf nahe liegenden Bauernhöfen
verstecken.»
[red/ps/hk]
Schweizerinnen
halfen in Südfrankreich
An der
Universität Basel setzten sich vom Oktober bis Dezember 2003 eine
Vortragsreihe und
Ausstellung
«Humanitäre Schweiz von 1933-45» mit der humanitären Schweiz während
des Zweiten
Weltkrieges
auseinander. Die Flüchtlingshilfe während der Vorkriegs- und Kriegszeit
gehört zu den noch
immer heiss
diskutierten Themen. Die Rolle der schweizerischen Hilfswerke und der
Einsatz ihrer
freiwilligen
Mitarbeiter zwischen 1933 und 1945 sei bisher noch nicht ausdiskutiert
worden, meinte
Projektleiterin
Helena Kanyar-Becker.
In der Basler
Ausstellung wurden Dokumente über Internierungslager, Kinder- und
Mütterheime in
Südfrankreich
(1940 bis 1944) dargestellt. In den berüchtigten Lagern Gurs,
Rivesaltes, Récébédou,
Vernet
bewahrten die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kaser,
Elsa Ruth und andere
Kinder und
Erwachsene vor dem Hungertod, kleideten sie, unterstützten sie
moralisch und pflegten die
Kranken. Sie
retteten zahlreiche Juden vor den Transporten in die
Konzentrationslager der Nazis. In den
Heimen
überlebten Hunderte von spanischen, jüdischen, aber auch französischen
Kindern den Krieg.
Zum Buch von
Antonia Schmidlin
Antonia
Schmidlin: Eine andere Schweiz. Helferinnen, Kriegskinder und
humanitäre Politik (1933—1942).
1999. 428 S. 43
Abb. s/w Br. CHF 48.00 / EUR 28.00
ISBN
978-3-905313-04-8
Rezension von
Georg Kreis (NZZ)
Private Hilfe
und Beschränkungspolitik
Die Aktionen
zugunsten von Flüchtlingskindern 1933-1947
Von Georg Kreis
Die offizielle
Haltung der Schweiz gegenüber den Flüchtlingen in der Zeit
des
Nationalsozialismus war nicht die ganze Realität. Privates Engagement
stand in
Spannung zur Politik der Behörden, ergänzte diese aber auch in
willkommener
Weise, wie es eine historische Untersuchung deutlich macht. -
Der Rezensent,
Professor in Basel, ist Mitglied der Bergier-Kommission.
Der
Flüchtlingsbericht der Bergier-Kommission bedarf der Ergänzung - das
denken manche,
aber mit unterschiedlichen Erwartungen. Eine dieser
vertiefenden
Ergänzungen hat Antonia Schmidlin sogar noch vor Erscheinen des
Expertenberichts
vorgelegt. Ihre Basler Dissertation dokumentiert und
analysiert die
grösstenteils von Frauen - von «Stauffacherinnen» -
geleistete
Hilfe für Kriegskinder, einerseits im Ausland in Kinderheimen,
andererseits im
Inland durch die Vermittlung von dreimonatigen
Erholungsferien.
Bezeichnenderweise erhielt die ausserterritoriale Hilfe
(vor allem in
Frankreich) keinen prominenten Platz im kollektiven
Gedächtnis,
während die von der offiziellen Schweiz propagandistisch
ausgewerteten
Erholungsferien im helvetischen Kurgarten fester Bestandteil
des
Geschichtsbildes geworden sind. Die Aufmerksamkeit gegenüber den
«Kinderzügen»
hat in jüngster Zeit sogar zugenommen, weil bekannt wurde,
dass jüdische
Kinder von dieser Hilfe ausgeschlossen waren. Der
Ludwig-Bericht
von 1957, darauf bedacht, eine möglichst hohe Flüchtlingszahl
auszuweisen,
hat die jungen Feriengäste (etwa 60 000) in die Statistik
aufgenommen und
ist so auf die rund 300 000 «Flüchtlinge» gekommen - den
Ausschluss der
«nichtarischen» Kinder hat er aber verschwiegen.
Schmidlins
Arbeit verdient es in mehrfacher Hinsicht, beachtet zu werden:
Erstens, weil
sie den noch immer zu wenig systematisch erfassten privaten
Helferwillen
untersucht; zweitens, weil sie die spezifische Problematik
eines
speziellen Helferinnenmilieus darstellt; und drittens - dies ist in
der
gegenwärtigen Debatte wahrscheinlich der wichtigste Beitrag -, weil sie
die Reaktion
der Behörden beziehungsweise der im Namen der offiziellen
Schweiz
handelnden Personen weiter verdeutlicht.
Weibliche
Eigeninitiative
Die private
Kinderhilfe, deren Anfänge in die Zeit des Ersten Weltkrieges
zurückgehen,
erhielt 1933 mit der Gründung des Schweizer Hilfswerks für
Emigrantenkinder
(SHEK, 1934-1947) ihre erste organisatorische Form. Im
Januar 1940
verband es sich mit 16 anderen Organisationen zur
Schweizerischen
Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK,
1940-1941). Das
Hilfswerk unterhielt schon 1934 in Frankreich ein Heim für
deutsche
Emigrantenkinder und vermittelte erste Ferienplätze in der
Schweiz. Später
beteiligte es sich mit anderen an einem Evakuationsdienst
im Spanischen
Bürgerkrieg, 1938 gelang ihm sogar die permanente Aufnahme
von 300
jüdischen Kindern. - Die Hilfsbereitschaft beruhte nicht einzig auf
einem
universalen Humanitätsverständnis, sondern lebte auch, der Zeit
gemäss, von
einem ausgesprochen patriotischen Gedanken: Die Kinderheime im
Elendsgebiet
wurden als Aussenposten der Schweiz gestaltet und entsprechend
dekoriert, in
Südfrankreich wurden 1940 «echte» Schweizer Weihnachten
gefeiert, es
wurde «Wilhelm Tell» aufgeführt. Die Privathilfe, so meinte
man, sei echte
«Schweizerart» und sollte den guten Ruf des Landes stärken.
Politische
Brisanz
Der Trägerkreis
der Hilfsstrukturen war vornehmlich von Frauen geprägt: von
Friedel
Bohny-Reiter, Georgine Gerhard, Anne-Marie Im Hof-Piguet, Regina
Kägi-Fuchsmann,
Rösli Näf, Helene Stucki, Nettie Sutro und vielen anderen.
Sie waren
mehrheitlich bürgerlicher Herkunft, aber parteiübergreifend tätig;
vernetzt unter
sich, aber anfänglich mit wenigen Beziehungen nach aussen
oder «oben»;
für eine zunächst apolitische, «mütterlichen Regungen»
entsprechende
Humanität engagiert, aber mit der Zeit zwangsläufig einer
gewissen
Politisierung ausgesetzt und schliesslich, notgedrungen, bereit,
mit dem -
ebenfalls ausführlich beschriebenen - Kinderschmuggel die Grenzen
der Legalität
zu überschreiten. Alle an den illegalen Rettungsaktionen
beteiligten
Frauen wurden 1942/43 entlassen. Die Verfasserin will
Interpretationen,
welche im illegalen Handeln bloss emotionale und gar
krankhafte
(psychotische), jedenfalls «weiblich»- unpolitische Regungen
sehen wollen,
nicht gelten lassen und hält dem die Auffassung entgegen, dass
die Reaktion
der männlich-offiziellen Welt gerade darum derart scharf
ausfiel, weil
sie die politische Brisanz des zivilen Ungehorsams erkannt
habe.
Kanalisierung
des Helferwillens
Das grosse
private Engagement wird in dieser Arbeit deutlich sichtbar, es
ging, nicht
unerwartet, weit über das hinaus, was den Behörden recht und
willkommen war.
Weiterhin schwer fassbar bleibt jedoch die Hilfsbereitschaft
«grosser Teile
der Bevölkerung», auf die sich die Exponentinnen in ihren
Auseinandersetzungen
mit den Behörden gerne beriefen. Immer wieder bestand
eindeutig ein
ungenutztes Überangebot an Freiplätzen. Die Befürchtung, dass
temporäre
Pflegeeltern «ihre» Kinder behalten wollten, wenn diese nach den
Erholungsferien
unter Umständen nicht mehr ins Herkunftsland zurückkehren
könnten, zeigt
ebenfalls den grossen Helferwillen. Der Flüchtlingsdelegierte
des Bundesrats,
Edouard de Haller, sprach im September 1942 abschätzig von
einer «vague de
générosité simpliste qui sévit dans le pays». Antonia
Schmidlin kommt
zum Schluss, dass die Behörden die Bevölkerung quasi vor der
eigenen
Aufnahmebereitschaft schützen wollten.
Andererseits
war den Behörden die private Hilfsbereitschaft gut genug, im
Sommer 1941
ohne Absprache mit den betreffenden Organisationen auch dem
Dritten Reich
Kinderhilfe anzubieten und auf diese Weise für die
Wirtschaftsverhandlungen
ein günstiges Klima zu schaffen. Das zunehmende
offizielle
Interesse an der Privathilfe und auf der anderen Seite die
wachsende
Abhängigkeit der Helferinnen von der staatlichen Unterstützung
führten zu
einer Überführung beziehungsweise Unterstellung der Kinderhilfe
in den
Verantwortungsbereich des Schweizerischen Roten Kreuzes (SRK;
1942-1947),
einer damals völlig von der Armee abhängigen Organisation.
Neben dem
Kalkül, mit der Offizialisierung auch finanzielle und logistische
Unterstützung
für die «Kinderzüge» zu erhalten, dürfte vor allem die im März
1941
eingeführte staatliche Bewilligungspflicht für private Sammelaktionen
diesen Schritt
begünstigt haben.
Die offiziellen
Stellen waren also an einer humanitären Ausstattung ihrer
Politik und der
emotionalen Aufladung des «kahlen Fremdwortes Neutralität»,
wie sich Carl
Jacob Burckhardt vom IKRK im September 1941 ausdrückte,
interessiert,
um die Einschätzung der schweizerischen Haltung durch die
Alliierten zu
verbessern und zugleich den Erwartungen in der eigenen
Bevölkerung
etwas entgegenzukommen. War die Kinderhilfe als Instrument der
schweizerischen
Politik einmal entdeckt, hatte die SAK keine Mühe mehr, die
gewünschten
Bewilligungen zu erhalten. Gottlieb Duttweiler forderte in
seiner
impulsiven Art gleich die Aufnahme von 150 000 bis 200 000 Kindern.
Im Frühjahr
1942 verlangte eine nationalrätliche Motion ebenfalls eine
grossangelegte
Hilfe. Und das Kriegsernährungsamt erklärte, dass die
Ernährungslage
die Aufnahme von 20 000 Kindern durchaus gestatte.
Die Rechnung
ging für beide Seiten einigermassen auf, der private
Helferwille
musste sich aber - insbesondere bezüglich des Ausschlusses
jüdischer
Ferienkinder und des Schweigens zu den nationalsozialistischen
Verfolgungen -
gegen aussen der offiziellen Politik anpassen. Im Innern
blieb, wie
verschiedene Interventionen zeigen, die Opposition freilich
bestehen.
Kinder statt
Erwachsene
Humanitäres
Engagement war demnach für die Schweiz - unabhängig von der
daraus
hervorgehenden realen Hilfe - ein ideales Mittel der aussen- und
innenpolitischen
Krisenbewältigung. Und Kinderhilfe war die ideale Formel
zur Einlösung
dieses Engagements. Während man bei Erwachsenen nicht sicher
war, ob sie das
Land auch tatsächlich wieder verlassen und ob sie sich nicht
politisch
betätigen und sogar noch Ansprüche stellen würden, war bei den
Ferienkindern
klar, dass sie wieder nach Hause gingen. Zudem konnte man sie
noch etwas
erziehen (ihnen Schweizer Manieren beibringen) und in ihnen
leichter die
unschuldigen Kriegsopfer sehen. In der Verlängerung dieser
Tendenz war im
Angebot privater Plätze eine klare Bevorzugung kleiner
Mädchen
festzustellen; die meisten Knaben kamen darum in Heime.
Dass sich die
Behörden mit einer gegenüber Flüchtlingskindern
entgegenkommenden
Haltung in den Stand setzen wollten, um so restriktiver
gegenüber
erwachsenen Flüchtlingen zu sein, war und ist offensichtlich.
Bisher fehlte
aber ein expliziter Beleg. Schmidlin verweist nun, gestützt
auf den schon
1997 erschienenen Band der Diplomatischen Dokumente, auf eine
Äusserung
Edouard de Hallers, der im zustimmenden Sinn die Haltung des
Chefs der
Polizeiabteilung zitiert:
«Le Dr Rothmund
est porté à favoriser les solutions liberales en faveur des
enfants juifs
pour pouvoir insister avec plus de fermeté sur les mesures de
frontière.»
Christen und
keine Juden
1942 sprachen
sich die Behörden gegen das «Hereinnehmen» von jüdischen
Kindern aus,
weil es im Falle von französischen Judenkindern gar nicht nötig
sei, diese
«emporzufüttern», und weil die Rücknahme von nichtfranzösischen
Emigrantenkindern
nicht garantiert war. Zudem: «Wenn die Verhältnisse für
Juden schlimmer
werden, so werden wir unsere schweizerische Bevölkerung
nicht mehr dazu
bringen, die Judenkinder wieder in diese miserablen
Verhältnisse
zurückzulassen.» Befürchtet wurde eine «zu starke
Durchsetzung
unserer Bevölkerung mit Juden». Für den massgebenden
Rotkreuz-Chef
Oberst Hugo Remund hiess dies unzweideutig, der bestehende
Anteil von etwa
einem Prozent dürfe nicht erhöht werden. Als das SRK
vorübergehend
einer Aufnahme von jüdischen Kindern und Jugendlichen -
theoretisch -
doch zustimmte, machte es sogleich zur Bedingung, dass sie
nach dem Krieg
in jedem Fall weiterreisten und dass man sie weder adoptieren
noch einbürgern
dürfe. Hingegen hätte das SRK, das Einverständnis
Frankreichs
vorausgesetzt, jüdische Kinder im September 1942 gerne aus der
noch
unbesetzten Zone «paketweise» nach Nordafrika gebracht, damit sie von
dort aus via
Dakar nach Amerika «verfrachtet» werden könnten.
Private
Helferinnen hatten es, wahrscheinlich wegen der Abhängigkeit von der
privaten
Spendebereitschaft, schon 1934 ebenfalls als problematisch
empfunden, dass
ihre Hilfe zum grössten Teil «nichtarischen» Kindern zugute
kam. Im
Hintergrund hetzten die Frontisten, die «Judenkinder» würden den
«Schweizerkindern»
Ferienplätze wegnehmen. Dennoch wehrten sich die
engagierten
Frauen dagegen, dass gerade eine Kategorie von Menschen, welche
Hilfe am
dringendsten brauchten, ausgeklammert werden sollte. Die
Gegenposition
dazu findet sich in Äusserungen, die ebenfalls von einer Frau
formuliert
wurden. Was Rosmarie Lang, die Sekretärin Remunds, am 8. Oktober
1942 an
Messinger (wahrscheinlich den Rabbiner der Israelitischen
Kultusgemeinde
Bern) schrieb, ist etwas vom Zynischsten, was von
«Helferseite»
zur Problematik gesagt wurde:
«Die von Ihnen
geschilderte Situation der deportierten Emigranten ist auch
uns
wohlbekannt, aber ich muss Ihnen gestehen, dass sehr wenig Hoffnung
besteht, irgend
etwas zur Milderung ihres Loses tun zu können. Sie dürfen
nicht
vergessen, dass alle diese Deportationen vor sich gehen in der
bewussten
Absicht, das jüdische Volk von der europäischen Erde verschwinden
zu lassen.
Gegen solche Absichten ist jeder Einfluss von aussen, und käme er
auch vom Roten
Kreuz, machtlos.»
Diese Erklärung
ist auch eine indirekte Antwort auf die alte Frage, was
Verantwortungsträger
und -trägerinnen wann über die «Endlösung» gewusst
haben. Nettie
Sutro hatte schon im September 1942 nach einer Frankreichreise
berichtet, es
heisse, die alten Leute würden vergast, um Knochenmehl aus
ihnen zu
machen; sie wisse aber nicht, ob dies wahr sei. Hingegen wusste
sie, dass
schweizerische Grenzstellen mit der französischen Polizei
zusammenarbeiteten,
um Fluchtversuche scheitern zu lassen.
Antonia
Schmidlins Studie bringt die Aufarbeitung der Flüchtlingsgeschichte
ein gutes Stück
weiter, das Buch enthält zahlreiche neue Informationen und
einleuchtende
Interpretationen zu einem Thema, das uns nach wie vor bewegt.
Wer hier
mitdenken oder gar mitreden will, muss es gelesen haben.
Antonia
Schmidlin: Die andere Schweiz. Helferinnen, Kriegskinder und
humanitäre
Optik 1933-1942. Chronos-Verlag, Zürich 1999. 428 S., Fr. 48.-.
Abgedruckt mit
freundlicher Genehmigung der NZZ.
Neue Zürcher
Zeitung INLAND 10.03.2000 Nr. 59 15
Rezension von
Elisabeth Joris (traverse - Zeitschrift für Geschichte):
In der Nacht
vom 25. auf den 26. August 1942 drang eine 40-köpfige
Polizeipatrouille des Vichy-Régimes ins Kinderheim La Hille in
Südfrankreich ein, das unter der Leitung des Schweizerischen Roten
Kreuzes (SRK) stand. Die 42 über 16 Jahre alten jüdischen Jugendlichen
wurden ins Interniertenlager Le Vernet abgeführt, von wo sie in die
Vernichtungslager deportiert werden sollten. Rösli Näf, die aus
bescheidenen Verhältnissen stammende und äusserst rechtschaffene
Directrice des Kinderheims, bestach einen Garagisten und gelangte so
ins Lager. Inzwischen setzten Exponenten der Schweizerischen
Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK) in Frankreich
bei Pétain alle Hebel in Bewegung, um die Jugendlichen zu retten. Rösli
Näf blieb in den Baracken von Le Vernet und musste ohnmächtig zusehen,
wie rund 400 Männer, Frauen und Kinder in Viehwagen verfrachtet wurden,
nur die 42 Jugendlichen von La Hille wurden verschont und konnten
schliesslich mit ihr zusammen zurück ins Heim. Die in der SAK
engagierten Hilfswerke unternahmen alles, um die von ihnen betreuten
jüdischen Kinder und Jugendlichen aus Frankreich in die Schweiz zu
bringen, doch die Leiter des SRK blockten diese Bemühungen mit allen
Mitteln ab. Edouard de Haller, Vertreter des Bundesrats im SRK,
bezeichnete die Bereitschaft vieler Kreise, bedrohte Kinder
aufzunehmen, abschätzig als «vague de générosité simpliste qui sévit
dans le pays». Nach ihrer vergeblichen Intervention bei Hugo Remund,
Oberst und Leiter der Kinderhilfe des Roten Kreuzes, plante Rösli Näf
mit den Jugendlichen deren illegalen Übertritt in die Schweiz. Die
Aktion wurde entdeckt und von Remund und de Haller dem Deutschen Roten
Kreuz gemeldet, Rösli Näf entlassen. Ein Teil der Flüchtlinge von La
Hille wurden an der Grenze zurückgewiesen und schliesslich ermordet.
Diese von der
Autorin ausführlich dargestellte Aktion in Südfrankreich
ist wohl der aufwühlendste Teil der 1999 im Chronos Verlag erschienenen
Dissertation der Basler Historikerin Antonia Schmidlin, die in diesem
Zusammenhang die noch offene Forschungsfrage aufwirft, inwiefern die
Schweizer Behörden mitverantwortlich waren dafür, dass jüdische Kinder
und Jugendliche nicht aus Vichy-Frankreich ausreisen konnten. Sie
stellt ihre Arbeit damit in engen Zusammenhang mit den in den letzten
Jahren von der Unabhängigen Expertenkommission Schweiz - Zweiter
Weltkrieg untersuchten Fragen. Als Schmidlin mit ihrer Untersuchung
Anfang der 90er-Jahre begonnen hatte, konnte sie noch nicht wissen,
welche gesellschaftspolitische Bedeutung dieser zukommen würde. Sie
fügt der Hinterfragung des Eigenbilds der Schweiz von ihrer humanitären
Tradition ein weiteres zentrales Kapitel hinzu. Zugleich zeigt
Schmidlin, dass es diesen humanitären Einsatz von Organisationen und
Personen durchaus gab, aber dass er von der offiziellen Schweiz wenig
mitgetragen wurde. Die Kinderhilfe war für die Behörden eine wichtiger
Baustein in der von ihnen praktizierten Politik im Rahmen der komplexen
Machtkonstellationen der damaligen Schweiz, ein Vehikel in der
Annäherung an die westlichen Alliierten, quasi als Kompensation für die
enge wirtschaftliche Kooperation mit Deutschland. Daher musste die
ursprünglich von privaten Organisationen und Gruppierungen getragene
Kinderhilfe über das Rote Kreuz indirekt von Behörden und Bundesrat
kontrolliert werden.
Der Beginn
dieser Instrumentalisierung bildet denn auch die zentrale
Zäsur zwischen den beiden Teilen des Buchs. Der erste Teil behandelt
den Aufbau der Kinderhilfe durch die verschiedensten Organisationen. Es
ist Schmidlin zuzustimmen, wenn sie die Definition der Kinderhilfe als
«unpolitisches» Engagement in Frage stellt. Während sich die Behörden
dem Lager von Franco zuneigten und sich dem nationalsozialistischen
Deutschland anzupassen suchten, setzten sich die Hilfswerke vor allem
für die bedrohten Kinder aus dem republikanischen Lager und die Rettung
jüdischer Kinder ein. Nichtschweizerische, nichtchristliche Menschen
galten den Frauen und Männern grundsätzlich als schweizerischen und
christlichen gleichwertig. Darin steckte nach Schmidlin ein
oppositionelles Potential, wie das spätere Verhalten von Rösli Näf
zeigte, auch wenn diese persönlich ihre Aktion noch 1993 als eine
«unpolitische» verstand. Zur differenzierteren Einschätzung Schmidlins
hat die Berücksichtigung des geschlechtergeschichtlichen Ansatzes
massgeblich beigetragen. Frauen übernahmen praktische, aber auch
organisatorische Funktionen, hatten jedoch auf der institutionellen
Ebene kaum Mitbestimmungsmöglichkeiten, was sich dann nach der
Unterordnung der Kinderhilfe unter das Rote Kreuz auswirkte.
Die
Instrumentalisierung der Kinderhilfe für die Positionierung der
Schweiz behandelt der 2. Teil der Arbeit. Die Behörden rückten vom
Konzept der Kinder als «unschuldiger» Opfer ab, indem sie den Einsatz
der nun ihnen unterstellten Hilfswerke für die jüdischen Kinder und
Jugendlichen als Parteinahme werteten. Ihr Verständnis der Kinderhilfe
als politischer Strategie kontrastierte scharf mit dem lebensweltlichen
Engagement der in den Hilfswerken Arbeitenden. Mit der Kinderhilfe
wurde 1942 die humanitäre Politik zu einem neuen Element nationaler
Identität, die mit der Schweizer Spende für den Wiederaufbau nach
Kriegsende ihre Fortsetzung fand. Sie war, so Schmidlins These, das
Eintrittsbillet ins Europa der Nachkriegszeit.
Als
unerlässliche Hilfe erweist sich bei der Lektüre die der
Untersuchung vorangestellte Liste der vielen verschiedenen Hilfswerke
und Gruppierungen und ebenso hilfreich sind die dem Werk angefügten
Kurzbiografien der wichtigsten Exponentinnen und Exponenten.
Augenfällig wird damit auch die Bedeutung des Einsatzes von Frauen, die
in der Geschichtsschreibung zum 2. Weltkrieg sonst als individuelle
Personen nur wenig in Erscheinung treten. So ist die Arbeit auch aus
frauengeschichtlicher Perspektive von Bedeutung. In den zwischen 1993
und 1994 geführten Interviews mit Betroffenen ist das emotionale
Engagement äusserst spürbar und überträgt sich auf die Leserin und den
Leser. Diese mündlichen Quellen ergänzen die umfangreichen Materialien
aus den Archiven von Bund, Organisationen und Privaten. Schmidlin
zögert nicht, in zum Teil äusserst minutiöser Weise einzelne
Verhandlungsschritte nachzuzeichnen, um ihre These der
Instrumentalisierung der Kinderhilfe zu belegen. Diese ist bis heute in
der politischen Debatte um die Politik der Schweiz im 2. Weltkrieg noch
kaum aufgegriffen worden.
Elisabeth Joris
(Zürich)
traverse -
Zeitschrift für Geschichte - Revue d'historie 2001 / 01
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