Anne-Marie Im Hof-Piguet (1916-2010)

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Diese Seite wurde von mir zusammengestellt anlässlich der Nachricht des Todes von Anne-Marie Im Hof-Piguet.

Art. Wikipedia zu Anne-Marie Im Hof-Piguet

ATS zum Tod von A. Im Hof-Piguet

ATS | 24.12.2010 | 15:22

Anne-Marie Im Hof Piguet est morte samedi passé à 94 ans, a annoncé sa famille vendredi. Cette pacifiste née dans la Vallée de Joux avait sauvé une douzaine d’enfants juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, ce qui lui avait valu la médaille des Justes en 1991.

De 1942 à 1944, la jeune femme travaille dans le sud de la France pour l’oeuvre de secours aux enfants de la Croix-Rouge suisse. Elle est le témoin direct de la mise en place de la «solution finale» alors qu’elle s’occupe de garder des enfants juifs dont les parents ont été déportés.

La Combière noue des contacts avec deux résistantes françaises. Elle monte une filière à travers le Risoud et réussit à faire passer la frontière franco-suisse à une douzaine d’enfants juifs.

De retour en Suisse après la guerre, elle fonde une famille avec l’historien Ulrich Im Hof, décédé en 2001. Cette pacifiste s’engage pour le Tiers-Monde et en faveur de l’acceptation des réfugiés en Suisse. Elle participe notamment à la création, en 1959, de la Fondation Swisscontact, active pour une meilleure formation professionnelle dans les pays en voie de développement.

Anne-Marie Im Hof-Piguet a obtenu plusieurs distinctions pour son engagement. Elle reçoit ainsi en 1991 la médaille des Justes à la fondation Yad-Vashem à Jérusalem. Elle emporte, un an plus tard, le prix Doron, doté de 100 000 francs, pour son courage et la conscience de ses responsabilités en des temps difficiles.

Un film

A 82 ans, Anne-Marie Im Hof Piguet devient la première femme distinguée par le prix annuel de la Société internationale pour les droits de l’homme. Lorsqu’elle est honorée en 1991 par sa commune de domicile, Köniz, dans la banlieue bernoise, elle déclare que son engagement durant la Deuxième Guerre mondiale l’a marquée pour le reste de sa vie.

Le film «Plans-fixes - Anne-Marie Im Hof-Piguet, Juste parmi les nations» retrace son histoire et rend hommage à son courage. Il a été projeté à la Cinémathèque suisse au printemps dernier en sa présence. Une cérémonie d’adieu aura lieu le 7 janvier à Köniz (BE), précise les avis mortuaires parus vendredi dans plusieurs journaux.

Anne-Marie Im Hof Piguet était née au Sentier en 1916. Elle avait obtenu une licence de lettres à Lausanne en 1940.

Cf. Fondation Swisscontact

Historisches Lexikon der Schweiz (HLS): s.v. Im Hof [-Piguet], Anne-Marie


29/01/2007

Im Hof [-Piguet], Anne-Marie


geboren 12.4.1916 Martigny, ref., von Le Chenit und Le Lieu sowie von Basel und Schaffhausen durch Heirat. Tochter des Henri-Joseph Piguet, Forstinspektors, und der Thérèse geb. Nicole. ∞ 1947 Ulrich I. ( -> 3). 1940 lic. phil. in Lausanne. 1942-44 arbeitete I. in Frankreich für das Kinderhilfswerk des Schweiz. Roten Kreuzes. Es gelang ihr, ein Dutzend jüd. Kinder über die franz.-schweiz. Grenze zu bringen, wofür sie 1991 mit der Medaille der Gerechten geehrt wurde. Nach dem Krieg unterrichtete I. im Kt. Waadt und in Basel. 1959 war sie Mitbegründerin von Swisscontact, einer schweiz. Stiftung für techn. Entwicklungszusammenarbeit in der Dritten Welt, und wurde Mitglied des Stiftungsrats. Der Preis der schweiz. Doron-Stiftung, den sie 1992 erhielt, ermöglichte es ihr, das Projekt einer Akademie der Menschenrechte als Bildungs- und Begegnungszentrum zu lancieren. Die Schweizer Sektion der Internat. Gesellschaft für Menschenrechte ehrte I. 1998 mit dem Menschenrechtspreis.

Werke
– La filière, 1985 (22001)
– Schule der Menschenrechte, 1993
Literatur
– Der Bund, 28.11.1991

Autorin/Autor: Lucienne Hubler / AHB

URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/d/D32119.php


Berner Zeitung

Flüchtlingshelferin Anne-Marie Im Hof-Piguet gestorben
Aktualisiert am 24.12.2010

Die Flüchtlingshelferin und Friedensaktivistin Anne-Marie Im Hof-Piguet ist im Alter von 94 Jahren gestorben. Die engagierte Kämpferin für die Menschenrechte hatte zahlreiche Auszeichnungen erhalten.

[Viele Kinder gerettet: Anne-Marie Im Hof-Piguet. (Bild: Keystone )]

Während des 2. Weltkriegs arbeitete Anne-Marie Im Hof für die Kinderhilfe des Schweizerischen Roten Kreuzes im Schloss La Hille bei Toulouse (F). Als die Nazis auch den Süden Frankreichs besetzten, wurde die Lage für die auf dem Schloss lebenden jüdischen Flüchtlingskinder immer bedrohlicher.

1943 entschloss sich Anne-Marie Im Hof mit zwölf Kindern zur Flucht in Richtung Schweiz. Unter grossen Gefahren gelang es der gebürtigen Waadtländerin, die Kinder illegal über die Westschweizer Grenze zu bringen.

Fürs ganze Leben geprägt

Das damalige Erlebnis habe sie «für ihr ganzes Leben geprägt», sagte sie anlässlich einer Ehrung durch ihre Wohngemeinde Köniz BE im Jahr 2001. Auch nach der Gründung einer Familie mit dem (2001 verstorbenen) Historiker Ulrich Im Hof habe sie gewusst, dass sie jetzt «die Tür nicht schliessen, sondern Verantwortung in der Welt wahrnehmen muss».

Nach dem Krieg engagierte sie sich für Entwicklungszusammenarbeit. 1959 gehörte sie zu den Gründungsmitgliedern der Stiftung Swisscontact, die sich um eine verbesserte Berufsbildung in Drittweltländern bemüht. Anne-Marie Im Hof wurde 1991 für ihren Einsatz für die jüdischen Kinder mit der Ehrenmedaille der Holocaust-Gedenkstätte Yad Vashem im Jerusalem ausgezeichnet. Ein Jahr später erhielt sie «für persönlichen Mut, Einfallsreichtum und Verantwortungsbewusstsein in schwieriger Zeit» den mit 100'000 Franken dotierten Doron-Preis.

Anne-Marie Im Hof starb am 18. Dezember. Laut Todesanzeige findet die Abschiedsfeier am Freitag, den 7. Januar um 14 Uhr in der Kirche Köniz BE statt, nach der Urnenbestattung auf dem Friedhof Köniz.

(sda)

Zum Buch von Anne-Marie Im Hof-Piguet: "Fluchtweg durch die Hintertür"

Trotz der Einschüchterung durch die Nazis und des Versuches der Verhinderung durch das Rote Kreuz, versuchen Schwestern des Roten Kreuzes Kinder aus jüdischen Familien die bedroht sind, in Heimen unterzubringen und auf verschlungenen Pfaden in die Schweiz zu schmuggeln. Da die Kinder, sobald sie 18 geworden sind, von den Nazi abgeholt und deportiert werden, wird mit allen Tricks versucht, die Kinder dem Zugriff zu entreißen. Beeindruckendes Zeitdokument junger Frauen, die ihre Menschlichkeit über die Staatsräson stellen und damit ihr Leben riskieren.


Im Hof-Piguet, Anne-Marie: Fluchtweg durch die Hintertür : Eine Rotkreuz-Helferin im besetzten Frankreich 1942 - 1944. Im Waldgut, Frauenfeld, 1987. 156, [12] S. : Ill. (ISBN : 3729400452 / 3-7294-0045-2)

Der Fluchtweg am Mt. Risoux (Grenze Frankreich-Schweiz/Vallée de Joux) im Jura (Karte)

Dossier SRK zum Kinderheim La Hille/F

LES ENFANTS DU CHÂTEAU DE LA HILLE (1941-1945) : UNE TRAGEDIE HUMANITAIRE PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE. DOCUMENTS ET ANALYSES PRESENTES PAR LA CROIX-ROUGE SUISSE A L’OCCASION DE L’INAUGURATION DU MUSEE DE MONTEGUT-PLANTAUREL (ARIEGE), LE 23 JUIN 2007
= Dokument des Schweizerischen Roten Kreuzes zum Kinderheim in La Hille, mit Beitrag von Anne-Marie Im Hof-Piguet (pdf)

Artikel 24heures zu Anne-Marie Im Hof-Piguet


Publié par 24 heures (http://www.24heures.ch)

Anne-Marie Im Hof-Piguet, une «Juste» parmi les Combiers

1942: La jeune Vaudoise créa une filière pour sauver des enfants israélites pendant la guerre. Anne-Marie Im Hof-Piguet a reçu la médaille des Justes en 1991.

GILBERT SALEM | 22.05.2010 | 00:04

[1942] En juin de cette année-là, le mois historique où l’Etat français a promulgué ses premières mesures coercitives contre les juifs, Anne-Marie Piguet débarque à Montluel, au nord-est de Lyon. Cette native du Sentier est une demoiselle de 26 ans, sagace et dynamique, détentrice d’une licence en lettres de l’Université de Lausanne. Mais après un semestre d’études à Vienne, l’année de l’Anschluss, elle a renoncé provisoirement à devenir enseignante pour se mettre au service de la Croix-Rouge suisse (CRS). «Persuadée que je vais secourir de pauvres petits Français, c’est l’étonnement, mêlé d’une pointe de déception», écrira-t-elle quarante ans plus tard. Car, à Montluel, la jeune déléguée tombe sur une cohue de marmots espagnols ou juifs, «pauvres innocents jetés à la poubelle de l’Histoire par la malice du temps».

Sa mission la conduit au château de La Hille, dans le Lauragais, que la CRS a transformé en colonie pour enfants orphelins, ou séparés de leurs parents. Parmi cette centaine de petits affamés (le ravitaillement est difficile), elle dénombre de nombreux israélites. Consciente de l’antisémitisme qui, d’Allemagne, s’est élargi en France et s’y développe dangereusement, elle redoute le pire. Ses craintes sont vérifiées en novembre 1942, quand les troupes allemandes déferlent dans la zone dite libre, activement secondées par les services français. Tous les «individus de la race inférieure» sont traqués. Une tentative de rafle à La Hille, pour déporter des adolescents de 16 à 17 ans, sera miraculeusement déjouée, mais le danger persiste. A chaque alerte, on se réfugie dans une cave à oignons.

Animée depuis longtemps par une compassion pour les souffrances du peuple juif, mais aussi par sa ferveur chrétienne, Anne-Marie Piguet fait feu de tout bois: devant l’indifférence de ses supérieurs (qui l’en blâmeront, et la dénonceront même auprès de leurs homologues de la Croix-Rouge allemande), elle décide de faire passer clandestinement ses jeunes protégés en Suisse. Elle organise une filière en s’associant, dès juin 1943, avec les sœurs Victoria et Madeleine Cordier – deux résistantes qui ont son courage et, comme elle, sont des filles de la forêt frontalière du Risoux, mais du versant français de la montagne, établies à Chapelle-les-Bois. Deux «passeuses» déjà chevronnées, et au péril de leurs vies. Notre Combière leur apporte un appoint inestimable: fille et petite-fille d’inspecteurs forestiers vaudois, elle connaît par cœur les dédales de leur forêt magique commune, ses troncs de sapin secrets deux fois centenaires, les échancrures abruptes dans la falaise qu’on peut gravir comme des échelles pour accéder à l’adret qui descend vers Le Brassus.

La piste est éprouvante physiquement, haletante dans l’humus noir de la futaie. Elle est risquée car le boche et le collabo peuvent rappliquer. On fabrique de faux papiers d’identité, on camoufle les gosses dans des sacs de pommes de terre, on parvient à apitoyer des douaniers trop zélés. Parfois on perd la mise en voyant des complices se faire arrêter, mais on la retrouve aussi pour le plus grand des soulagements. Bon an mal an, et en deux ans, Anne-Marie Piguet est parvenue à sauver quatorze vies innocentes.

Cette épopée aura été pour elle une palpitante aventure de jeunesse, mais le cœur rebelle et moral en restera blessé. Deux ans avant la fin de la guerre, elle épouse Ulrich Im Hof, devient comme lui Bernoise, citoyenne de Berthoud. La médaille des Justes, décernée à ceux qui pendant la guerre ont risqué leur vie pour sauver des Juifs, lui sera remise en 1991.

  
Source URL (Extrait le 27.12.2010 - 14:41): http://www.24heures.ch/anne-marie-im-hof-piguet-juste-combiers-2010-05-18

SF Schweiz Videos:

(1) SF WISSEN vom 13.02.1990, um 12:00 Uhr , Treffpunkt,  Dauer: 28.27 Min.
Video:
Anne-Marie Im Hof-Piguet: Flüchtlingshelferin in Kriegszeiten

Anne-Marie Im Hof-Piguet arbeitete von 1942 bis 1944 in Frankreich für das Kinderhilfswerk des Schweizerischen Roten Kreuzes. Dabei gelang es ihr, ein Dutzend jüdischer Kinder über die französisch-schweizerische Grenze zu bringen. Im «Treffpunkt» spricht Im Hof-Piguet über ihre Rolle als Flüchtlingshelferin.

(2)Video Aeschbacher SF Schweiz vom 10.11.2005 um 12:00 Uhr
Video:
Anne-Marie Im Hof-Piguet
Video Aeschbacher SF Schweiz vom 10.11.2005 um 12:00 Uhr

Mit gutem Gewissen das Gesetz missachtet. Anne-Marie Im Hof-Piguet widmet ihr ganzes Leben entrechteten und verfolgten Menschen. Im zweiten Weltkrieg half sie jüdischen Flüchtlingen und bewahrte viele Kinder vor dem sicheren Tod. Noch heute setzt sich die bald 90Jährige couragiert für eine "Akademie der Menschenrechte" ein.

Eine junge, tatkräftige Schweizerin betreut mit Gleichgesinnten im Rahmen des Roten Kreuzes spanische und jüdische Kinder, deren Eltern gefährdet oder verschollen sind, um sie in Heimen über den Krieg zu bringen. Die Besatzung der Nazis wird immer repressiver. Die jüdischen Kinder werden, wenn sie 18 Jahre alt sind, abgeholt, in Sammellager gesteckt und deportiert. Um diese Deportationen zu verhindern, richten die Helferinnen veritable Schmuggelwege ein, auf denen sie, trotz Bedenken und Drohungen des Roten Kreuzes, die Kinder auf abenteuerliche Weise in die Schweiz bringen.

(3)SF Schweiz 11.04.2005 | Spuren der Zeit | Dauer: 31.23 Min.
Video:
Ein Herz für Kinder – Schweizer Retterin im Zweiten Weltkrieg: Elisabeth Eidenbenz

Kinder sind die ersten Opfer der Kriege, heute wie zu Zeiten des Zweiten Weltkrieges. Die damals 24-jährige Zürcher Lehrerin Elisabeth Eidenbenz hat das früh erkannt. Ihrem mutigen und selbstlosen Einsatz ist es zu verdanken, dass 600 Kinder und ihre Mütter und ihre Mütter zu Zeiten der Besetzung Südfrankreichs durch deutsche Truppen überlebt haben. Ein Film über eine fast unbekannte, grosse Schweizerin.
[Spanienhilfe: Spanischer Bürgerkrieg - Republikanische Spanien-Flüchtlinge in Frankreich - Internierungslager in Frankreich - Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder - Reportage 1942 Schweizer Illustrierte von Paul Senn - Maternité Elne - 1940: Rivesaltes - 1942: SRK übernimmt Kinderhilfe ]

(4)Video August Bohny
14.01.2005 | Quer | Dauer: 32.20 Min.
Beitrag 1: Zivilcourage und gelebte Solidarität

August Bohny ist einer jener Menschen, die sich während des Zweiten Weltkrieges für Flüchtlinge engagierten: Er beherbergte in seinem Kinderheim auch jüdische Flüchtlingskinder.

Beitrag 2: Ein ehemaliges Flüchtlingskind erinnert sich
Gespräch mit Margot Wicki-Schwarzschild und der Historikerin Antonia Schmidlin über die Rettung von jüdischen Kindern während des Zweiten Weltkrieges.
[interniert in Gurs; gerettet durch Friedel Bohny-Reiter; Rivesaltes; Schweiz. Kinderhilfe, später SRK; Kinderheim Haute-Savoie (Hr. Bohny); vor 1942 (Dachorganisation) = Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK); nach 1942 gesamte Kinderhilfe unter Leitung des SRK; Wochenschau: Kinder für 3 Monate in die Schweiz, auch frz. Kinder]

Vgl. auch: SF Schweizer Fernsehen, Dossiers:

Dossier: Schweizer Frauen im 2. Weltkrieg SF Schweizer Fernsehen

Dossier: Die Schweiz und die Nazis

Dossier: Das Boot ist voll

Dossier: Das Réduit

Dossier: General Guisan

Dossier: Armee in der Krise

August Bohny und Friedel Bohny-Reiter

Zum Film:
Art. Wikipedia (deutsch) zu Friedel Bohny-Reiter, Journal de Rivesaltes (film)


Während des letzten Weltkriegs arbeitete Friedel Bohny-Reiter als Krankenschwester für die «Kinderhilfe» des Schweizerischen Roten Kreuzes im Auffanglager von Rivesaltes. Dieses Lager nahm wie viele andere in Frankreich jüdische, jenische und spanische Familien auf, die in der Freizone lebten oder dorthin geflüchtet waren.

Dank der jungen Baslerin wurden zahlreiche Kinder vor dem sicheren Tod in Auschwitz bewahrt. Auf den Spuren ihres Tagebuchs, das sie auch in jenen düsteren Jahren immer weiterführte, und auf Grund verschiedener Gespräche mit geretteten Menschen konnte das Wirken von Friedel-Bohny-Reiter in einem Film festgehalten werden.

Im letzten Teil des Films wird das Schicksal deutscher Kriegsgefangener geschildert, die nach Einstellung der Kampfhandlungen in Rivesaltes in Gefangenschaft gehalten wurden.

Der Journal de Rivesaltes (von Friedel Bohny-Reiter) liegt dem Film von Jacqueline Veuve zugrunde. Daneben verwendet die Filmemacherin die wunderschönen,zugrunde. Daneben verwendet die Filmemacherin die wunderschönen, aber schrecklichen Fotos von Paul Seen, Friedels Zeichnungen – ihre letzte Zuflucht, wenn die Verzweiflung sie zu überwältigen drohte, – die Aussagen einiger weniger Überlebender, die sie nach stundenlangen Verhandlungen retten konnte. Man sieht auch Friedel Bohny-Reiter selbst, wie sie durch den öden Ort von damals streift, von dem nur noch vom Wind gepeitschte Ruinen übriggeblieben sind. Und schliesslich dienen – wahrscheinlick unnötige – fiktive Szenen als Übergänge.
Dennoch bleibt das Zeugnis beeindruckend. Durch seine Einfachheit, durch seine Schonungslosigkeit. Die Verantwortung der französischen Behörden ist erdrückend. Beschämend. Indessen kämpft die kleine Krankenschwester Tag für Tag ohne jeden Anspruch auf Heroismus gegen Schrecken und Schuld. «Wir sind zu Komplizen dieses Menschenhandels geworden», klagt sie voller Bitterkeit. Viele dieser Fragen beschäftigen die humanitären Hilfsorganisationen heute noch. Doch Friedel hat gehandelt, gestern schon, völlig im Verborgenen, einzig ihr Glaube gab ihr die Kraft.

Visions du Réel 1998

"Vom Wind ist als erstes die Rede. man hört ihn im Mikrophon des Tonmanns heulen. man sieht ihn im Haar der alten Frau wühlen. die für den Film nach über einem halben Jahrhundert an die Stätte vergangener Schrecken und tapferer Taten zurückgekehrt ist, man sieht ihn an den Bäumen rütteln und zerren und - in einer der schön gestalteten nachinszenierten Szenen - achtlos die Seiten des Tagebuchs umschlagen, das die junge Schweizer Krankenschwester im Barackenlager bei Rivesaltes in der Nähe von Perpignan in diesem Kriegsjahr 1941 zu führen begonnen hat. Und es wird die Rede davon sein, wie er die ausgemergelten Menschen und zumal Kinder mitunter fortgetragen und gegen Hausmauern geworfen habe.
Der Mistral fegt auch heute noch über die öde Ebene, in der kaum etwas zu gedeihen scheint. und hätte nicht die In Wien geborene. als Kind in die Schweiz gekommene Friedel Bohny-Reiter ihre damals dem Tagebuch anvertrauten Erlebnisse und Gedanken publiziert und die Filmemacherin Jacqueline Veuve das Buch (das zuerst auf französisch und erst zwei Jahre später, 1995, auf deutsch erschien) zu lesen bekommen und daraus die Idee zu einem Dokumentarfilm entwickelt - die Erinnerung an diese Vergangenheit wäre wohl längst verweht. Die Leute aus der Gegend jedenfalls, das haben die beiden Frauen inzwischen an Diskussionen über den Film von Perpignan bis Lyon wieder und wieder erfahren, wussten von nichts (von nichts mehr?).
Man sieht den Bildern (Kamera Thomas Wüthrich und Edwin Horak) die Kälte, den eisigen Luftzug an, der durch diese Landschaften unter einem hohen, pastellfarbenen Himmel fegt. Die Baracken sind heute Ruinen; sie scheinen in nicht wesentlich besserem Zustand gewesen zu sein in jenem Winter 1941, in dem die 29jährige Friedel Reiter im Internierungslager Rivesaltes ankam, um den Kindern all der Spanien-Flüchtlinge zu helfen, zu denen nach der Kapitulation Frankreichs in steigender Zahl Juden und Zigeuner kamen. Manche haben überlebt, darunter viele, die ihr Leben wohl ganz direkt dem unerschrockenen Einsatz der jungen Frau verdanken, die gleichsam um jedes einzelne Kind kämpfte und - wiewohl häufig genug erfolglos - versuchte, es vor der Deportation zu bewahren, indem sie Passierscheine fälschte und Namen abänderte.
Ob der Film darauf verweisen will, wenn nun die Frauen und Männer die das Lager als Kinder erlebt haben und heute davon erzählen, namenlos bleiben' Ihre Berichte künden von Unmenschlichkeit, von Glück und von der Notwendigkeit eines "Schutzengels", von der ein Mann spricht, dem die Flucht in die Schweiz gelang, wo er von der Polizei. bei der er sich meldete, unverzüglich wieder ausgeschafft wurde. Zu den schlimmsten Erfahrungen im Lager muss die Brutalisierung unter den Insassen gehört haben. die nicht einmal die für sie bestimmten Rationen erhielten und durch Hunger und Todesangst alle mitmenschlichen Regungen verloren. Zeichnungen von Friedel Reiter und von Insassen eines andern Lagers, Gurs, die aber nicht gekennzeichnet sind, zeugen davon sowie die eindrücklichen Aufnahmen Paul Senns, deren Schönheit das Elend zwar nie verklärt, aber hier wohl doch etwas entrückt."

Christoph Egger, Neue Zürcher Zeitung

Zur Person von Jacqueline Veuve (Autorin des Fils "Journal de Rivesaltes"): Vor ihrer Zusammenarbeit mit Jean Rouch am Pariser Musée de l'homme (1955) und mit Richard Leacock am Massachusetts Institute of Technology hat Jacqueline Veuve sich Studien der Bibliothekswissenschaft, des Films und der Anthopologie gewidmet. Mit einem ersten Kurzfilm, SCHLACHTTAG (LE PANIER A VIANDE), den sie 1966 zusammen mit Yves Yersin realisierte, begann ihre Laufbahn als Filmemacherin. Die meisten ihrer Filme erhielten internationale Auszeichnungen. Heute hat Jacqueline Veuve gegen 60 Filme geschaffen – die meisten in der Schweiz, einige in Frankreich und den USA –, die an vielen internationalen Festivals gezeigt worden sind. Mit ihren Filmen, die ihr Land – ohne Nostalgie – zeigen: seine Armee, seine Bauern und Weinbauern, die Heilsarmee, die Handwerker, nicht zuletzt die Frauen, zählt die Filmemacherin heute zu den bedeutendsten Dokumentarfilmschaffenden der Schweiz.

Zum Buch:

Friedel Bohny-Reiter (Autor), Michèle Fleury-Seemuller (Autor): Journal de Rivesaltes 1941-1942 [Taschenbuch]. Editions Zoé (ISBN-10: 2881826776 und ISBN-13: 978-2881826771)     

Zum Buch:

August Bohny: Unvergessene Geschichten. Zivildienst, Schweizer Kinderhilfe und das Rote Kreuz in Südfrankreich
1941-1945. Vorwort von Margot Wicki-Schwarzschild. Bearbeitet und eingeleitet von Helena Kanyar Becker.
Herausgegeben von Erhard Roy Wiehn
1. Aufl. 2009; 164 Seiten. EUR 14,80.
ISBN 3-86628-278-8, 978-3-86628-278-0

vgl. http://www.hartung-gorre.de/Bohny.htm

Aus dem Vorwort von August Bohny und Helena Kanyar Becker

Zur Entstehung dieser Schrift

    Zwischen Herbst 2003 und Frühling 2005 führten der damalige Mitarbeiter des Schweizerischen Roten Kreuzes in Bern, Stéphane Gillioz, und August Bohny Gespräche über seine Tätigkeit bei der Schweizer Kinderhilfe in Südfrankreich 1941-1944 und über seine Nachkriegsjahre in Basel.

   Das Protokoll dieser Gespräche fanden wir beim Sichten des Archivs Friedel und August Bohny-Reiter im Februar 2009. Da wir das umfangreiche Material für das Archiv für Zeitgeschichte/ETH Zürich (AfZ) monatelang ordneten, stiessen wir stets auf neue interessante Dokumente, Fotos, Rapporte und Korrespondenzen. Während unserer Arbeitsgespräche entwickelten wir ein neues Erinnerungskonzept: Unser Dialog wandelte sich zu einem Monolog über die Unvergessenen Geschichten.

   August Bohny erzählte über die Vorkriegsjahre in Basel, über seine musikalische Familie, Schuljahre und Lehrerseminar, aber auch über seinen Militärdienst und die damalige politische Situation. Aufschlussreich waren seine Kontakte zum Zivildienst, die ihn 1941 zur freiwilligen Kinderhilfe in der zone libre in Vichy-Frankreich brachten.

   Nach frisch absolviertem Lehrerseminar engagierte er sich in Südfrankreich für die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK), die ab Anfang 1942 mit dem Schweizerischen Roten Kreuz (SRK, Kh) fusionierte. August Bohny evoziert in den vorliegenden Memoiren seine Tätigkeit als Leiter der Kinderkolonien für unterernährte Kinder und bedrohte jüdische Jugendliche. Er schildert den arbeitsintensiven Alltag und die Gefahren, denen die Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter der Kinderhilfe, besonders nach der Okkupation der freien Zone im November 1942, ausgesetzt waren.

   In Südfrankreich lernte August Bohny die Krankenschwester und Malerin Friedel Reiter kennen, die im Internierungslager Rivesaltes spanische und jüdische Kinder und Kranke betreute und vor der Deportation in die Vernichtungslager zu retten versuchte. August und Friedel heirateten im Frühjahr 1944, gründeten eine Familie und verbrachten fast 60 arbeitsreiche Jahre zusammen.

   In der Schweiz engagierte sich August Bohny weiterhin für das SRK und leitete unter anderem die Buchenwaldkinder-Aktion, die im Sommer 1945 über 370 Jugendlichen aus dem Konzentrationslager Buchenwald einen Erholungsaufenthalt bot. Im Frühling 1946 begann August Bohny in Basel schwererziehbare Kinder zu unterrichten und wurde er Logopädie-Spezialist, auch engagierte er sich als Gewerkschafter, in der sozialen Arbeit und nicht zuletzt im Basler Musikleben.

   Als man sich während der 1990er Jahre auch in der Schweiz mit den Kriegsjahren auseinanderzusetzen und die Rolle der freiwilligen Kinderhilfe und des Schweizerischen Roten Kreuzes zu diskutieren begann, wurden Friedel und August Bohny-Reiter zu gefragten Persönlichkeiten. Für ihre Tätigkeit in Südfrankreich wurden sie mehrmals international ausgezeichnet – als Gerechte unter den Völkern in Yad Vashem zu Jerusalem, im Holocaust Memorial Museum in Washington und anderswo.

   Die preisgekrönte Verfilmung von Friedels Tagebuch Journal de Rivesaltes 1941-1942 der Regisseurin Jacqueline Veuve (1997) löste ein unerwartetes Echo aus. Überlebende aus aller Welt meldeten sich bei Friedel und August Bohny-Reiter.

   Eine französische Vorlage des Tagebuchs wurde von der Historikerin Michèle Fleury-Seemuller erstellt (1993). Die deutsche Ausgabe veröffentlichte Prof. Erhard Roy Wiehn unter dem Titel Vorhof der Vernichtung (1995).

   Wir möchten uns bei Prof. Erhard Roy Wiehn für seine Bereitschaft bedanken, die Erinnerungen von August Bohny in der gleichen Reihe des Hartung-Gorre Verlags herauszugeben.

   Unser Dank geht überdies an Margot Wicki-Schwarzschild für ihre Erinnerungsworte und an Stéphane Gillioz, der die ursprünglichen Gespräche mit August Bohny protokollierte. Wir danken Beat Wagner, Leiter Kommunikation des SRK in Bern, und Altnationalrat François Loeb für ihre Vermittlungen, Dr. Uriel Gast, Leiter der Jüdischen Dokumentationsstelle des AfZ in Zürich, für seine Zusammenarbeit, Peter Kanyar für seine Übersetzung aus dem Französischen, Jeannette Gschwind und Udo Breger für die Begleitung unseres Projekts, nicht zuletzt auch Krunoslav Kiko Keteleš für das fotographische Porträt der Umschlagrückseite.

   Da die Unvergessenen Geschichten während unserer Arbeit mit dem Archiv Friedel und August Bohny-Reiter entstanden, ergänzten wir den Text mit Hinweisen auf Quellen und Sekundärliteratur.

 

Basel, im Sommer 2009

Weitere Buchtitel zu Schicksalen in Frankreich herausgegeben von Erhard Roy Wiehn

 
(1)Friedel Bohny-Reiter: Camp de Rivesaltes. Tagebuch einer Schweizer Schwester im französischen Internierungslager Rivesaltes 1941-1945.
Vorwort von Margot Wicki-Schwarzschild, Einleitung von Michèle Fleury-Seemuller. Bearbeitet von Helena Kanyar-Becker, Herausgegeben von Erhard Roy Wiehn
1. Aufl. 2010; 246 Seiten, davon 36 Farbseiten. € 14,80, CHF 24,80. ISBN 3-86628-291-5, 978-3-86628-291-9

(2)Friedel Bohny-Reiter: Vorhof der Vernichtung - Eine Schweizer Schwester im französischen Internierungslager Rivesaltes 1941-1942.
Konstanz 1995, 167 Seiten, 12,78 €. ISBN 3-89191-917-4

(3)Louis Dreyfuss: Emigration nur ein Wort? Ein jüdisches Überlebensschicksal [aus Breisach am Rhein] in Frankreich 1933-1945.
Konstanz 1991, 148 Seiten, ISBN 3-89191-399-0 (vergriffen)

(4)Dorothee Freudenberg-Hübner u. Erhard Roy Wiehn (Hg.): Abgeschoben - Jüdische Schicksale aus Freiburg 1940-1942. Briefe der Geschwister Liefmann aus Gurs
und Morlaas an Adolf Freudenberg in Genf. Konstanz 1993, 213 Seiten, 19,43 €. ISBN 3-89191-665-5

(5)Manfred Wildmann u. Erhard Roy Wiehn (Hg.): Und flehentlich gesegnet - Briefe der Familie Wildmann aus Rivesaltes und Perpignan.
Jüdische Schicksale aus Philippsburg 1941-1943. Mit einem Vorwort von Margot Wicki-Schwarzschild.
Konstanz 1997, 204 Seiten, 20,35 €. ISBN 3-89649-067-2

(6)Konrad Görg: Wir sind, was wir erinnern. Zwei Generationen nach Auschwitz. Stimmen gegen das Vergessen. In Erinnerung an Erwin Katz.
Vorwort von Erhard Roy Wiehn. 1. Aufl. 2008. 98 Seiten. € 9,95. ISBN 3-86628-208-7

Direkt bestellen bei / to order directly from: Hartung.Gorre@t-online.de
Hartung-Gorre Verlag Konstanz, eMail: verlag@hartung-gorre.de
http://www.hartung-gorre.de

Die Schweiz als Hüterin der humanitären Tradition: Zur Ausstellung «Humanitäre Schweiz 1933-1945. Kinder auf der Flucht» an der Universität Bern

von Urs Knoblauch, Kulturpublizist, Fruthwilen TG

Quelle = http://www.zeit-fragen.ch/ARCHIV/ZF_123a/T07.HTM

Artikel 7: Zeit-Fragen Nr.43 vom 8.11.2004
 
Nach der erfolgreichen Präsentation der Ausstellung und des Vortragszyklus «Humanitäre Schweiz 1933-1945 - Kinder auf der Flucht» an der Universität Basel im Wintersemester 2003/2004 sowie der Ausstellung im Kornhausforum in Bern ist nun die wertvolle Ausstellung seit dem 29. Oktober bis zum 27. November 2004 an der Universität Bern zu sehen sein. Im Zentrum steht dabei das Anliegen, die Tradition der humanitären Schweiz und einzelne Persönlichkeiten und Hilfswerke zur Zeit des Zweiten Weltkrieges zu würdigen.

Mit grossem Engagement und gründlicher Forschungsarbeit ist es der Initiatorin und Herausgeberin des Kataloges, Frau Dr. Helena Kanyar Becker von der Öffentlichen Universitätsbibliothek Basel, gelungen, diese grosse mitmenschliche Hilfeleistung aus der Bevölkerung, von vielen Flüchtlings- und Kinderhilfswerken und vom Roten Kreuz während der Schrecken des Weltkrieges und der Nazi-Diktatur aufzuzeigen. So werden in der Ausstellung die berühmten «Kinderhilfszüge», welche die erschöpften Flüchtlingskinder zur Erholung in die Schweiz brachten, gut dokumentiert. Diese humanitäre «Schweizer Hilfe» wurde lange totgeschwiegen, gerade auch durch den sogenannten «Bergier-Bericht zur Schweiz im Zweiten Weltkrieg», welcher mit sehr viel Steuergeldern finanziert wurde.

Während der 90er Jahre begannen die Historikerinnen und Historiker, die Problematik der Retter und Geretteten auszuwerten. Zahlreiche Bücher erschienen, worin Zeitzeugen ihre Erinnerungen der Öffentlichkeit übergaben. So beispielsweise Anne-Marie Im Hof-Piguet mit dem Buch «Flucht durch die Hintertür» (1987) oder dem Tagebuch von Friedel Bohny-Reiter «Vorhof der Vernichtung» (1993 franz., 1995 dt. erschienen), welches auch als Dokumentarfilm «Journal de Rivesaltes» mehrfach ausgezeichnet wurde. «Sechs der damaligen freiwilligen Helferinnen und Helfer wurden für ihre Zivilcourage in Yad Vashem in Jerusalem ausgezeichnet, einige von ihnen auch im Holocaust Memorial Museum in Washington D.C. Mehrmals geehrt wurden sie ebenfalls in Frankreich.» Auch ehemalige spanische Internierte organisierten aus Dankbarkeit gut besuchte internationale Gedenktreffen.

Solche menschlich tief bewegenden Dokumente sind in der Ausstellung und im lesenswerten Katalog zu entdecken. Die Ausstellung macht auch deutlich, das es immer die menschlich gereifte und gefestigte Persönlichkeit ist, welche gerade in den Belastungssituationen im Krieg als Bürger, Mitmensch oder in einer institutionellen Funktion sich mit Kenntnis, Gefühl und Gewissen für die Humanität einsetzt. Es ist zu wünschen, dass mit solchen Ausstellungen und Publikationen diese vorbildliche Menschlichkeit und humanitäre Tradition der Schweiz für die Zukunft gestärkt wird, das entstandene Zerrbild Schweiz auch im Ausland berichtigt werden kann und der historischen Wahrheit die Ehre erwiesen wird.

Die humanitäre Tradition der Schweiz

Die humanitäre Tradition der Schweiz geht weit zurück. Die gegenseitige Hilfe und die Korporationen wurden zur Grundlage der Gründung der Eidgenossenschaft. Mit der Entwicklung des Schweizerischen Bundesstaates, dem Aufbau der sozialen Einrichtungen und mit der Gründung des Roten Kreuzes und dem Festlegen des humanitären Völkerrechts auf neutralem Boden wurde die humanitäre Ausrichtung der Schweiz fest verankert: «Die schweizerische Asyltradition reicht ins 16. Jahrhundert zur Aufnahme der Hugenotten zurück. Seit dem Ende des 18. Jahrhunderts flüchteten die gescheiterten Revolutionäre aus Polen, Deutschland und Russland in die Schweiz», schreibt die Initiatorin der Ausstellung. Der Deutsch-Französische Krieg wurde für die neutrale Schweiz 1870/71 und das kurz zuvor gegründete Rote Kreuz zur grossen humanitären Bewährung. Im Februar 1871 wurden 87 000 erschöpfte Soldaten der geschlagenen französischen Bourbaki-Armee liebevoll von der breiten Schweizer Bevölkerung spontan und in selbstloser Hilfsbereitschaft in zahlreichen Dörfern und Familien aufgenommen und gepflegt. 1876 wurde als Erinnerung daran das grosse Bourbaki-Panorama dem Genfer Maler Edouard Castres in Auftrag gegeben, der mit vielen Helfern, unter anderem mit dem jungen Ferdinand Hodler, ein einzigartiges Werk gegen den Krieg und als Dokument für die humanitäre Hilfe der Schweiz schuf, welches dank einer Bürgerinitiative heute in Luzern zu bewundern ist. Auch der grosse Schweizer Dichter Gottfried Keller hatte im Zürcher Bettagsmandat vom 17. September 1871 die Leistung der 3000 Schweizer Soldaten gewürdigt, welche die 90 000 französischen Soldaten bei der Grenzüberschreitung im Jura entwaffneten und einer guten Internierung zuführten.

«Während dem Ersten Weltkrieg wurden von der Schweiz viele Zivilflüchtlinge aufgenommen, Verwundete gepflegt, Kriegsgefangene und Internierte betreut. Man lud vor allem Kinder aus Kriegsgebieten zur Erholung ein, die in Gastfamilien sechs bis zehn Wochen lebten. Die etwa 20 Hilfskomitees vereinigten sich im Schweizerischen Zentralkomitee für notleidende Auslandkinder. Die 'Kinderzüge' rollten noch während der Hungersnot nach dem Kriegsende, 1917-1921 erholten sich 124503 Kinder in der Schweiz.»

Kinderhilfswerke zur Zeit des Zweiten Weltkrieges

Anfang der 30er Jahre setzten sich die Sozialdemokratischen Frauen der Schweiz mit neuen 'Kinderzügen' für die hungernden Kinder aus Österreich ein, und sie gründeten die Proletarische Kinderhilfe (1932), das Schweizerische Arbeiterhilfswerk (SAH, 1936), welches sich auch um die Flüchtlinge aus Nazi-Deutschland kümmerte. Als nach der nationalsozialistischen Machtübernahme von 1933 viele Menschen aus Deutschland nach Österreich und Frankreich flüchteten, entstand die Kindersektion des Welthilfskomitees, das Comité d'aide aux enfants. Im Oktober 1933 bauten berufstätige Mütter und Frauen aus Zürich das Schweizerische Hilfswerk für Emigrantenkinder (SHEK) auf. Die Leiterin, die Historikerin Nettie Sutro (1889-1967) war auch Mitglied der Sachverständigenkommission für Flüchtlingsfragen des EJPD (Eidgenössiches Justiz- und Polizeidepartement) und hielt ihre Erinnerungen im Buch «Jugend auf der Flucht 1933-1948» fest. Auch in Basel konnte die Gymnasiallehrerin und für das Frauenrecht wirkende Georgina Gerhard (1886-1971) eine Kinderhilfsgruppe aufbauen.

Sie alle betreuten in freiwilligem und selbstlosem Einsatz Hunderte von jüdischen Flüchtlingskindern und andere Flüchtlinge, organisierten Geld-, Kleider- und Nahrungsmittelsammlungen.

Die segensreichen Kinderhilfszüge

Mathilde Paravicini (1905-1954), die Vorsteherin mehrerer Sozial- und Frauenorganisationen, hatte schon im Ersten Weltkrieg die «Kinderzüge» betreut und sorgte auch im Zweiten Weltkrieg für die Kinder und die Flüchtlingszüge. Der erste «Kinderzug» kam im Mai 1934 aus Paris mit 150 deutschen Emigrantenkindern in die Schweiz. Die Frauen des Schweizerischen Hilfswerks für Emigrantenkinder (SHEK) betreuten diese Kinder ganz im Sinn karitativer Hilfe und mütterlicher Liebe. Sie kümmerten sich nicht um politische Programme, sondern arbeiteten mit allen Hilfswilligen zusammen und sorgten für geeignete Erholungs- und Ferienplätze für ihre Schützlinge. Erst die Verschärfungen gegen jüdische Kinder führte die Verantwortlichen des SHEK und weiterer zehn Hilfswerke zu Protesten und konstruktiven Vorschlägen für das Wohl der Flüchtlingskinder. Das Mitleid der Schweizer Bevölkerung war gross, die Spendenaufrufe erfolgreich und das Interesse der Pateneltern und Pflegefamilien, bei denen die Kinder ein bis drei Monate bleiben konnten, war so grosss, dass diese Tradition auch nach dem Krieg noch weitergeführt wurde: «Von 1935 bis zum Kriegsausbruch erholten sich in der Schweiz 3784 Kinder.»

Schweizer Kinderhilfe in Spanien und Frankreich

Während des Spanischen Bürgerkrieges half die Ayuda Suiza (Schweizer Hilfe für Spanien) vorbildlich den bedrohten Kindern. Viele Schweizerinnen und Schweizer brachten Lebensmittel und Kleider nach Spanien und bauten Küchen und Kantinen auf, um die hungernden Kinder und Mütter zu verpflegen. Mit Lastwagen, welche die Namen Dunant, Pestalozzi oder Nansen trugen, wurden zahlreiche Flüchtlinge aus belagerten Orten evakuiert: «Eine herausragende Rolle spielte dabei der Mathematiklehrer Rodolfo Olgiati aus Bern, der die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für Spanienkinder (SAS) gründete. Er hatte Kontakte zu internationalen Hilfsorganisationen und wurde 1940 Zentralsekretär der Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK), später leitete er die Schweizer Spende (1944-1948), ein vorbildliches humanitäres Werk der Schweiz. Schweizerinnen und Schweizer spendeten 23,5 Millionen Franken, bekannte Künstler, Fotografen und Freiwillige aus vielen Berufsgruppen setzten sich selbstlos im In- und Ausland bei Hilfsprojekten ein.

«Wir waren wie eine Familie»

1939, nach dem Ende des Spanischen Bürgerkrieges verlagerte sich die Schweizer Hilfstätigkeit nach Südfrankreich, wo die spanischen Flüchtlinge interniert wurden: «Die SAK leitete dort Maurice Dubois, die Erfahrungen aus Spanien mitbrachte. Etwa 40 junge freiwillige Helferinnen und Helfer aus der Schweiz betreuten Spanier, Juden, Roma und Sinti, Staatenlose und französische Häftlinge in den Internierungslagern. Sie eröffneten städtische Verteilszentren, gründeten Kinder- und Mütterheime, wo sie auch Geburtshilfe leisteten - in Elne kamen unter der Obhut von Elisabeth Eidenbenz etwa 1000 Kinder zur Welt.» Die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kaser und Elsa Ruth bewahrten in den berüchtigten Internierungslagern von Gurs, Rivesaltes, Récébédou oder Vernet Kinder und Erwachsene vor dem Hungertod. Neben dem Essen erhielten die Verfolgten Kleidung, moralische Unterstützung, mitmenschliche Anteilnahme und fachkundige Krankenpflege: «Sie retteten zahlreiche Juden vor den Transporten in die Nazi-KZs. In den Kinderheimen überlebten Hunderte von spanischen, jüdischen, aber auch französischen Kindern den Krieg. Auguste Bohny, Rosa Naef, Emma Ott und weitere leiteten die Heime in Le Chambon-sur-Lignon, Prigny, La Hille und in anderen Orten.» (Die Mitarbeiterinnen Sebastian Steiger, Heiri Kägi, Anne-Marie Im Hof-Piguet u.a.)

In der Ausstellung und im lesenswerten Katalog wird berichtet, wie sich die spontane Hilfsbereitschaft oft auch zwischen der Legalität und Illegalität bewegte, um die Menschen vor der Vichy-Polizei und der Gestapo zu beschützen. Viele jüdische Kinder konnten illegal über die Grenze gerettet werden. Auch sehr tragische Ereignisse gab es dabei, als fünf jüdische Jugendliche, welche Rösli Näf «schwarz» von Frankreich über die Schweizer Grenze retten wollte, am 1. Januar 1943 gefasst wurden. Dies macht die unerbittliche Härte des Krieges und die Verantwortung auf Behördenebene und bei den Helfern deutlich.

Das Schweizerische Rote Kreuz war im Krieg dem Militär und der Schweizer Regierung unterstellt, und der Spielraum wurde auch für freiwillige Helfer sehr eng. Viele Beispiele zeigen aber klar, dass neben persönlichem und politischem Versagen immer auch humanitär gesinnte Persönlichkeiten in Institutionen da waren, welche Menschenleben retteten. Auch grosse Teile der Schweizer Bevölkerung halfen und spendeten, was sie nur konnten.

Vieles ist hier noch zu entdecken, so auch das «Projekt Duttweiler», welches durch einen kleinen Preisaufschlag auf Lebensmitteln die Aufnahme von 200'000 Kinder in die Schweiz ermöglichen sollte. Und dies alles in einer Zeit, wo es der Schweizer Bevölkerung nicht gut ging und Lebensmittelknappheit herrschte.
Die humanitäre Mission der Schweiz stärken

Die ganze Thematik macht deutlich, wie wertvoll das Wirken des Roten Kreuzes, das Humanitäre Völkerrecht und die Neutralität der Schweiz gerade auch heute sind. Auch die vorbildliche Entwicklungshilfe der Schweiz mit ihren Persönlichkeiten in aller Welt gehört zur besten Substanz, was die Schweiz ausmacht. Selbstherrliche Kritik und Arroganz werden diesen Aufgaben aber auch schweren historischen Situationen und den darin Betroffenen niemals gerecht. Es fragt sich auch, ob die jetzige Generation fähig wäre, alles besser zu machen. Deutlich werden dabei die grossen Aufgaben für Schule, Elternhaus und Politik. Prof. Dr. René Rhinow, Präsident des Schweizerischen Roten Kreuzes fasst das Entscheidende im Vorwort des Katalogs, auch bezüglich Problemen in der Geschichte des Roten Kreuzes zusammen und betont: «Um so froher sind wir über die Ausstellung und die Vorträge, da sie uns in unserer Entschlossenheit bekräftigen, die humanitären Werte zu stärken, sie in unseren Reihen gegen aussen zu verbreiten und ihnen auch unter schwierigen Umständen nachzuleben.»

Informationen zur Ausstellung und zu den Vorträgen: Die Ausstellung ist im Eingangsfoyer der Universität Bern (Hauptgebäude) bis zum 27. November 2004 von Montag bis Freitag von 7 bis 20.15 Uhr und am Samstag von 7 bis 12.15 Uhr zu sehen.
© Zeit-Fragen 2004, Redaktion und Verlag, Postfach, CH-8044 Zürich, Tel. +41-1-350 65 50, Fax +41-1-350 65 51 http://www.zeit-fragen.ch

Ausstellung und Vortragsreihe Basel 2003: Die Humanitäre Schweiz 1933-1945 - Kinder auf der Flucht

UB Basel, Archiv Aktuell-Meldungen - 17.10.2003
Ausstellung und Vortragsreihe: Die Humanitäre Schweiz 1933-1945 - Kinder auf der Flucht im Kollegiengebäude der Uni Basel
Petersplatz 1, 4003 Basel

31.10. - 19.12. 2003
Öffnungszeiten: Montag – Freitag 8.00 – 20.00 Uhr

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Ausstellungsvernissage: Donnerstag 30.10.2003, 18.15 Uhr
Kollegiengebäude der Universität Basel, 1. Stock

Begrüssung
Hannes Hug
Direktor der Universitätsbibliothek Basel

Prof. Dr. René Rhinow
Juristische Fakultät der Universität Basel
Präsident des SRK Bern

Einführung
Thomas Kessler
Delegierter für Migrations- und Integrationsfragen des Kantons Basel-Stadt

Anschliessend wird ein Apéro serviert

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Vortragsreihe (jeweils donnerstags um 18.15 Uhr):

6.11.2003
Die Schweizer Neutralität und Humanität im Zweiten Weltkrieg
Prof. Dr. Georg Kreis, Historisches Seminar, Basel

13.11.2003
Die Schweizer Kinderhilfe von 1933 bis 1942 : Wie politisch ist die humanitäre Hilfe?
Dr. phil. Antonia Schmidlin, Historikerin, Basel

20.11.2003
Die Juden in den französischen Konzentrationslagern und die politische Situation in der Schweiz
Prof. Dr. Jacques Picard, Institut für Jüdische Studien, Basel

27.11.2003
Die Rückführung und Aburteilung der Schweizer Spanienkämpfer : die politischen Helfer auf der Anklagebank (1939-1940)
PD Dr. phil. Peter Huber, Historisches Seminar, Basel

4.12.2003
Die Retter und die Geretteten : das Schweizer Engagement für die Flüchtlinge (Podiumsdiskussion)
August Bohny, Guy Eckstein, Margot Wicki-Schwarzschild, Zeitzeugen, Basel und Paris

11.12.2003
Ethik und Gesetz : die Flüchtlingshilfe einst und jetzt
Daniel Biedermann, SRK Bern, Thomas Kessler, Migrations- und Integrationsfragen Basel-Stadt, Nicolas Garcia, Bürgermeister Elne

Alle Vorträge finden im Kollegiengebäude der Universität statt

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Die Veranstaltung setzt sich mit der Idee und Realität der "humanitären Schweiz" auseinander. Die Flüchtlingshilfe während der Vorkriegs- und Kriegszeit gehört zu den heiss diskutierten Themen. Die Rolle der schweizerischen Hilfswerke und der Einsatz von deren freiwilligen Mitarbeitern zwischen 1933 und 1945 wurde jedoch noch nicht ausdiskutiert.

Die Ausstellung im 1. Stock des frisch renovierten Kollegiengebäudes der Basler Universität wird von der Unversitätsbibliothek Basel veranstaltet.

Der 1. Teil, Leute auf der Flucht (1933-1939), wertet das freiwillige Engagement der Schweizer Frauen, die nach der nationalsozialistischen Machtübernahme das Schweizerische Hilfswerk für Emigrantenkinder (SHEK) gründeten. Sie betreuten Hunderte von jüdischen Flüchtlingskindern, organisierten Geld-, Kleider- und Nahrungsmittelsammlungen. Die berühmten "Kinderzüge" brachten die erschöpften Flüchtlingskinder zur Erholung in die Schweiz, bleiben durften jedoch nur wenige. Die Basler Sektion des SHEK – unter der Leitung von Georgine Gerhard - war die aktivste.

Während des Bürgerkrieges in Spanien half die Ayuda Suiza (Schweizer Hilfe für Spanien) v.a. den bedrohten Kindern. Eine herausragende Rolle spielte dabei der Berner Rodolfo Olgiati, der die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für Spanienkinder (SAS) gründete. Er wurde 1940 Zentralsekretär der Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK), später leitete er die Schweizer Spende (1944) und nach dem Kriegsende führte er die Schweizer Europahilfe (1948). Nach Spanien brachten die Schweizerinnen und Schweizer Lebensmittel und Kleider mit, eröffneten dort Kantinen, wo sie v.a. die Kinder und Mütter verpflegten. Mit den Lastwagen Dunant, Pestalozzi, Nansen, Wilson u.a. evakuierten sie die Flüchtlinge aus den belagerten Orten.

Nach dem Ende des spanischen Bürgerkriegs (1939) verlagerte sich die Schweizer Hilfstätigkeit nach Südfrankreich, wo die spanischen Flüchtlinge interniert wurden. Seit Frühling 1940 leitete dort Maurice Dubois, der Erfahrungen aus Spanien mitbrachte. die SAK. Etwa 40 junge freiwillige Helferinnen und Helfer aus der Schweiz betreuten Spanier, Juden, Roma und Sinti, Staatenlose und französische politische Häftlinge in den Sammellagern. Sie eröffneten städtische Verteilzentren, gründeten Kinder- und Mütterheime, wo sie auch Geburtshilfe leisteten, wie Elsbeth Eidenbenz in Elne.

Der 2. Teil der Ausstellung, Internierungslager, Kinder- und Mütterheime in Südfrankreich (1940-1944), stellt diese Fakten dar. In den berüchtigten Lagern Gurs, Rivesaltes, Récébédou, Vernet u.a. bewahrten die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kasser, Elsa Ruth u.a. Kinder und Erwachsene vor dem Hungertod, kleideten sie, unterstüzten sie moralisch und pflegten die Kranken. Sie retteten zahlreiche Juden vor den Transporten in die Nazi-KZs. In den Kinderheimen überlebten Hunderte von spanischen, jüdischen, aber auch französischen Kindern den Krieg. August Bohny, Rosa Naef, Emma Ott u.a. leiteten die Heime in La Chambon sur Lignon, Pringy, La Hille u.a. Auch ihre Mitarbeiter aus der SAK (Sebastian Steiger, Heiri Kägi, Anne-Marie Im Hof-Piguet u.a.) bewegten sich stets zwischen der Legalität und Illegalität. Um die Menschen vor der Vichy-Polizei und der Gestapo beschützen zu können, durften sie die Schweizer Neutralität nicht wortgetreu anwenden. Als das Schweizerische Rote Kreuz Ende 1941 die Leitung der SAK übernahm, verlangte es von den Helferinnen und Helfern strikte "Zurückhaltung". Die Konflikte zwischen der SRK-Verwaltung und den Freiwilligen endeten oft tragisch. Einige wurden suspendiert, zurück in die Schweiz geschickt, wo sie weiter bestraft wurden.

Die umstrittene Rolle des SRK, das einerseits die Freiwilligen durch seine Autorität unterstützen konnte, andererseits sie bürokratisch bestrafte, wird in der Ausstellung erörtet. Die Helferinnen und Helfer, die ungewollt Heldenrollen spielten, werden porträtiert. Die Geschichte der Kinder- und Mütterheime, sowie der Sammellager wird dargelegt. Berücksichtigt wird auch die spontane Unterstützung der Schweizer Bevölkerung (Geld-, Kleider- ,Nahrungsmittelsammlungen).

Der 3. Teil der Ausstellung, Die Geretteten und ihre Retter, berichtet über die Rezeption der freiwilligen Schweizer Hilfe, die jahrelang totgeschwiegen wurde. Erst während der 90er Jahre werteten sie die Historiker aus. Das Schweigen der Beteiligten brachen die Erinnerungen von Anne-Marie Im Hof-Piguet "Flucht durch die Hintertür" (1987). Das Tagebuch von Friedel Bohny-Reiter "Vorhof der Vernichtung" (1993 franz., 1995 dt. erschienen) wurde verfilmt. Der Dokumentarfilm "Journal de Rivesaltes" wurde mehrmahls ausgezeichnet. Zu den Memoiren gehören auch "Die Kinder von Schloss La Hille" (1992) von Sebastian Steiger u.a.

Die geretteten Kinder von damals begannen sich zu melden. Einige von den Freiwilligen wurden für ihre Zivilcourage in Yad Vashem zu Jerusalem und im Holocaust Memorial Museum in Washington geehrt. Auch in Frankreich wurden sie mehrmals ausgezeichnet. Die ehemaligen spanischen Internierten organisieren internationale Gedenktreffen, die Teilnahme aus Europa und den USA ist überwältigend. Die französischen regionalen Behörden und die Regierungsstellen unterstützen Projekte zum Verarbeitungsprozess der tristen KZ-Geschichte. Ein Netzwerk zu diesem Thema wurde zwischen Frankreich, Spanien und Deutschland gebildet.

Das SRK veranstaltete 1998 eine Konferenz zu dieser Problematik, rehabilitierte die geschädigten Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und nimmt teil an der Neubewertung der Rolle des humanitären Schweizer Engagements 1933-1945. Die offiziellen Schweizer Auszeichnungen für die ehemaligen Helferinnen und Helfer blieben jedoch aus.

Die Ausstellung und Vortragsreihe sind ein gemeinsames Projekt der Universitätsbibliothek, des Historischen Seminars und Instituts für jüdische Studien der Universität Basel und des Schweizerischen Roten Kreuzes in Bern.
Konzept und Projektleitung: Dr. Helena Kanyar-Becker

Weitere Informationen sind bei der Koordinatorin der Veranstaltung erhältlich:

Dr. Helena Kanyar Becker
Fachreferentin der Uni-Bibliothek
061 267 31 25
helena.kanyar@unibas.ch

17.10.2003 / ka-cb © 1995-2008 Universitätsbibliothek Basel

Kinder retten in gefährlicher Zeit (zum Buch von Helena Kanyar Becker)

3. November 2010, Neue Zürcher Zeitung:
Kinder retten in gefährlicher Zeit

Ein Buch beleuchtet Motivation und Einsatz beherzter Frauen. In der Zwischenkriegs- und der Kriegszeit leisteten viele Frauen verfolgten und kriegsgeschädigten Kindern couragiert Hilfe. Ein Buch ruft dies in Erinnerung.

Regula Heusser-Markun

Tapfere Frauen aus bürgerlichem Milieu haben sich immer wieder auch in politisch schwierigen Lagen für die Betreuung und Rettung gefährdeter Kinder eingesetzt. 14 Porträts solch ebenso couragierter wie bescheidener Heldinnen versammelt Helena Kanyar Becker in dem Buch «Vergessene Frauen. Humanitäre Kinderhilfe und offizielle Flüchtlingspolitik 1917–1948».

Rettung von Juden

Die Autorinnen und Autoren skizzieren Leben und Wirken der Protagonistinnen unter Auswertung von Archivalien, Nachlässen und Gesprächen mit Personen aus deren Umfeld. Das reich illustrierte Lesebuch lokalisiert das humanitäre Wirken im Kontext des familiären Hintergrundes, des schulischen und beruflichen Werdegangs der initiativen Persönlichkeiten. Diese stellten sich mit ihrem Handeln nicht selten gegen die offizielle Flüchtlings- und Neutralitätspolitik und schreckten mitunter auch vor illegalen Schritten nicht zurück.

So hat die damals 26-jährige Anne-Marie Im Hof-Piguet ab Sommer 1942 für das Schweizerische Rote Kreuz in Kinderkolonien in Frankreichs «zone libre» gearbeitet und ab 1943 bedrohte jüdische Jugendliche heimlich über die Grenze in die Schweiz gebracht. Im Herbst 1942 hatte sie als Rotkreuzhelferin jüdische Kinder abgeholt im Lager Rivesaltes, das seit 1938 Flüchtlinge aus dem Spanischen Bürgerkrieg beherbergte und inzwischen Juden verschiedener Nationen separat internierte. Hilfswerke durften sich immerhin der Kinder annehmen. Die Rotkreuzschwester Friedel Bohny-Reiter veröffentlichte erst 1993 über ihre Zeit in Rivesaltes 1941/1942 ein Tagebuch, das später von Jacqueline Veuve verfilmt wurde. Dass die jüdischen Internierten ab Anfang August in die NS-Vernichtungslager gebracht wurden, wusste sie. Einige Kinder vermochte sie zu retten.

Massregelung im Roten Kreuz

Dass kriegs- und krisengeschädigte Kinder in die Schweiz zur Erholung kamen, war seit dem Ersten Weltkrieg Tradition. Im Vorfeld des Zweiten Weltkriegs spitzte sich die Not dramatisch zu. 1933 wurde das Schweizer Hilfswerk für Emigrantenkinder (SHEK) gegründet, das unter der Leitung von Nettie Sutro stand – die Historikerin, Übersetzerin von Ignazio Silone und spätere Gründerin des Kinderdorfs Kirjath Jearim wird im Band ebenfalls porträtiert. Bei Kriegsausbruch 1939 wurden bereits zur Heimreise vorbereitete Kinder bei den Schweizer Pflegeeltern belassen.

Im Januar darauf formierte sich die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK) aus mehreren Hilfswerken, wobei das SHEK die Verantwortung für legal und illegal eingereiste Kinder – die meisten jüdisch – übernahm. Im Januar 1942 fusionierte die SAK mit dem Schweizerischen Roten Kreuz (SRK). Dieses, im Krieg dem Militär unterstellt, forderte von den Mitarbeitern strikte Neutralität und klassierte Hilfe für Juden als illegal.

Die Baslerin Mathilde Paravicini, beim SHEK bis 1939 für Kinderzüge in den Schweizer Erholungsurlaub verantwortlich und als Frauenrechtlerin engagiert, organisierte und begleitete die jetzt unter dem Patronat des SRK durchgeführten Ferien für notleidende Kinder aus Frankreich, bis im November 1942 die Deutschen auch die bisher freie Zone besetzten und die Ausreise bis im Herbst 1944 verboten blieb. Als zwei Helferinnen der SAK, Germaine Hommel und Renée Farny, unterstützt von der französischen Résistance, trotzdem jüdische Jugendliche aus Hochsavoyen in die Schweiz brachten und deutsche Grenzwächter Ende 1942 eine Gruppe abfingen, wurden die Schweizerinnen zusammen mit der Leiterin der Colonie La Hille, Rösli Näf, vom Chef der SRK-Kinderhilfe, Oberst Remund, nicht nur entlassen, sondern auch beim Deutschen Roten Kreuz in Berlin denunziert.

Auch aus dem südfranzösischen Lager Gurs, wo die Krankenschwester Elsbeth Kasser seit dem Spanischen Bürgerkrieg bis Ende 1943 wirkte, wurden Juden in die Vernichtungslager deportiert. Für die Rotkreuzhelferinnen war es besonders bitter, dass im August die Schweizer Grenzen dichtgemacht wurden. Kasser versuchte, den Kindern das Leben möglichst erträglich zu gestalten. Die Bilder und Zeichnungen, die ihr dankbare Insassen schenkten, sind in einer Sammlung zusammengestellt. In der Nachkriegszeit organisierte Elsbeth Kasser Hilfsprojekte für Kinder und war Delegierte der Schweizer Spende.

Humanitär und pazifistisch

Die Geschichten der engagierten Frauen lassen auch ein geistiges und soziales Klima aufscheinen, in dem die pazifistische Bewegung (Leonhard Ragaz, Fritz Wartenweiler), das Gedankengut von Quäkern und Hutterern oder der Internationale Zivildienst gerade auf Töchter aus bürgerlichem Haus eine grosse Anziehungskraft ausübten. Ein Klima auch, in dem die frauenspezifische Sozialisation Fürsorglichkeit und Altruismus in den Vordergrund stellte. Zu akzeptieren, dass (macht)politisches Kalkül und der Imperativ der Neutralität das humanitäre Handeln gerade in harten Zeiten beschneiden sollten, fiel denn auch diesen Frauen, deren Wirken später im Ausland mehr Anerkennung ernten sollte als zu Hause, schwer. Das Buch, das an sich bekannte Fakten dank dem Originalton der Akteurinnen (Briefe, Tagebücher, Memoiren) ins Licht ihrer Beweggründe und Argumente, ihrer Bedenken und auch ihrer Wut setzt, honoriert diesen Mut.

Helena Kanyar Becker (Hrsg.): Vergessene Frauen. Humanitäre Kinderhilfe und offizielle Flüchtlingspolitik 1917–1948.
Schwabe-Verlag, Basel 2010. 282 S., Fr. 48.–.


Copyright © Neue Zürcher Zeitung AG


Vergessene Frauen. Humanitäre Kinderhilfe und offizielle Flüchtlingspolitik 1917-1948. ISBN-10:3-7965-2695-0 und EAN:9783796526954. 288 S. CHF 48.00
   

Beschreibung von: "Vergessene Frauen"

Sie engagierten sich freiwillig – die Kranken- und Kinderschwestern, Lehrerinnen, Kindergärtnerinnen und andere Mitarbeiterinnen der Schweizer Kinderhilfe. Sie holten Kinder aus den Kriegsgebieten zur Erholung in die Schweiz und brachten mit den Kinderzügen deutsche Emigrantenkinder in Schweizer Patenfamilien. Im Spanischen Bürgerkrieg sorgten sie für Hungernde und arbeiteten in Kinderheimen. Die spanischen Flüchtlinge betreuten sie ab Winter 1939 in Südfrankreich, wo sie auch Kinderkolonien und eine Maternité gründeten. Die unterernährten französischen Kinder bekamen Zusatzmahlzeiten in den Kantinen.
Die couragierten Frauen setzten sich auch für die jüdischen Häftlinge in den Internierungslagern ein, in den Schweizer Baracken sorgten sie für Kranke, Hungernde und vor allem für Kinder. Sie versuchten möglichst viele vor den Deportationen in die Vernichtungslager zu retten – entgegen der offiziellen Schweizer Flüchtlingspolitik. Für Flüchtlinge engagierten sie sich auch nach Kriegsende.


Aus dem Inhalt:

Georg Kreis, Vorwort
Helena Kanyar Becker, Pionierin der Kinderzüge, Mathilde Paravicini
Nicole Weil, Sozialdemokratin und Organisatorin Regina Kägi-Fuchsmann
Ildikó Kovács, Bürgerliche Frauen und Nettie Sutro
Aurel Waeber, Die Basler Aktivistin Georgine Gerhard
Michel Puéchavy, L’expérience de la guerre espagnole, Ruth von Wild
Guy Eckstein, Die Gründerin der Maternité suisse, Elisabeth Eidenbenz
Therese Schmid-Ackeret, Unermüdliches Engagement für Verfolgte und Leidende, Elsbeth Kasser
Antonia Schmidlin, Rösli Näf – eine der «mutigen, heldenhaften Frauen, zu denen unsere Heimat mit Stolz hinaufblickt»
Michel Puéchavy, Deux femmes héroiques aux portes de la Conféderation suisse, Renée Farny et Germaine Hommel
Margot Wicki-Schwarzschild, Ich habe nur getan, was ich tun musste, Ehrungen lehnte Elsa Ruth ab
Michèle Fleury-Seemuller, Zeichen der Hoffnung, Friedel Bohny-Reiter
Helena Kanyar Becker, Frau im Hintergrund, die bescheidene Emma Ott
Sandra Studer, Illegale Grenzgänge für die Menschlichkeit, Anne-Marie Im Hof-Piguet

Die Herausgeberin
Dr. phil. Helena Kanyar Becker ist Historikerin, publiziert zur Schweizer Flüchtlingspolitik und organisiert Ausstellungen und Vortragsreihen zu diesem Thema.

buch.ch AG
Industriestrasse 26· 8404 Winterthur
info@buch.ch

Von Rettern und Geretteten

Quelle =
http://www.redcross.ch/data/mag/pdf/29_de.pdf

Kaiserslautern, ein Morgen im Jahr 1940: Die neunjährige Margot Wicki-Schwarzschild wird mit
ihrer Familie von deutschen Nazis nach Frankreich deportiert. Ihr Vater ist Jude, die Mutter
Katholikin. Am 4. Dezember 2004 erzählte sie, im Zuge der Vortragsreihe «Humanitäre Schweiz
von 1933-45» an der Uni Basel, von ihren Erlebnissen als Verfolgte.
Die Vortragsreihe und Ausstellung «Humanitäre Schweiz von 1933-45» setzte sich vom Oktober bis
Dezember 2003 mit der Idee und Realität der humanitären Schweiz während des Zweiten Weltkrieges
auseinander. Die Flüchtlingshilfe während der Vorkriegs- und Kriegszeit gehört zu den noch immer heiss
diskutierten Themen. Die Rolle der schweizerischen Hilfswerke und der Einsatz ihrer freiwilligen
Mitarbeiter zwischen 1933 und 1945 sei bisher noch nicht ausdiskutiert worden, meinte Projektleiterin
Helena Kanyar-Becker.
Das Thema des fünften Abends hiess «Die Retter und die Geretteten». Die begleitende Ausstellung war
gut dokumentiert. Ihr konnten wesentliche Informationen entnommen werden. So auch, dass während
des Bürgerkrieges in Spanien (1936 bis 1939) die «Ayuda Suiza» vor allem bedrohten Kindern half. Nach
dem Ende des spanischen Bürgerkriegs verlagerte sich die Schweizer Hilfstätigkeit nach Südfrankreich,
wo spanische Flüchtlinge interniert wurden.
Seit Frühling 1940 leitete dort Maurice Dubois, der Erfahrungen aus Spanien mitbrachte, die SAK
(Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder). Die SAK entstand Anfang 1940 aus
17 Hilfsorganisationen. Etwa 40 junge freiwillige Helferinnen und Helfer aus der Schweiz betreuten
Spanier, Juden, Roma und Sinti, Staatenlose und französische politische Häftlinge in den Sammellagern.
Sie eröffneten städtische Verteilzentren, gründeten Kinder- und Mütterheime, wo sie auch Geburtshilfe
leisteten

Die Rolle des Schweizerischen Roten Kreuzes

In der Basler Ausstellung wurden Dokumente über Internierungslager, Kinder- und Mütterheime in
Südfrankreich (1940 bis 1944) dargestellt. In den berüchtigten Lagern Gurs, Rivesaltes, Récébédou,
Vernet bewahrten die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kaser, Elsa Ruth und andere
Kinder und Erwachsene vor dem Hungertod, kleideten sie, unterstützten sie moralisch und pflegten die
Kranken. Sie retteten zahlreiche Juden vor den Transporten in die Konzentrationslager der Nazis. In den
Heimen überlebten Hunderte von spanischen, jüdischen, aber auch französischen Kindern den Krieg.
Viele Mitarbeiter der SAK bewegten sich zwischen Legalität und Illegalität. Um die Menschen vor der
Vichy-Regierung und der Gestapo beschützen zu können, durften sie die Schweizer Neutralität nicht
wortgetreu anwenden. Als das Schweizerische Rote Kreuz Ende 1941 die Leitung der SAK übernahm,
verlangte es von den Helferinnen und Helfern strikte «Zurückhaltung». Die Konflikte zwischen der SRKVerwaltung
und den Freiwilligen endeten oft tragisch. Einige wurden suspendiert und zurück in die
Schweiz geschickt.
Das SRK veranstaltete 1998 eine Konferenz zu dieser Problematik, rehabilitierte die geschädigten
Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und nimmt teil an der Neubewertung der Rolle des humanitären
Schweizer Engagements von 1933 bis 1945. Offizielle Schweizer Auszeichnungen für die ehemaligen
Helfer blieben jedoch aus.

Von Schweizern in Südfrankreich gerettet

Über die Zeit im Camp de Gurs in Südfrankreich sagte die damals neunjährige Margot Wicki-
Schwarzschild: «Eine schreckliche Zeit. Das Lager versank im Schlamm, in jede Baracke wurden 60 bis
90 Menschen gepfercht. Wir litten an Hunger, Ungeziefer und versanken in Trostlosigkeit. Wir kamen uns
vor als der Abschaum der Menschheit.» Nach einiger Zeit wurde die Familie nach Rivesaltes gebracht,
wo die Zustände ebenso schlimm waren. Einziger Lichtblick waren die Baracken der SAK, die 1942 vom
SRK übernommen wurden. Die Krankenschwestern Elsbeth Kasser, Friedel Bohny-Reiter schufen dort
Inseln der Normalität im Meer des Grauens. Unter anderem dank Spenden aus der Schweiz.
Als im Herbst 1942 die Deportation in die Konzentrationslager in Osteuropa drohte, gelang es Friedel
Bohny-Reiter im letzten Moment, die Mutter und die Töchter Schwarzschild zu retten. Dabei verstiess sie
gegen die SRK-Richtlinien, die Neutralität verlangten. Die Spur des Vaters verliert sich 1943 in
Auschwitz. Nach dem Krieg zog Margot Wicki-Schwarzschild mit ihren Töchtern nach Deutschland
zurück. Sie liess sich zur Dolmetscherin ausbilden und heiratete einen Schweizer. Heute lebt sie in der
Nähe von Basel.
Margot Wicki-Schwarzschild strich in ihrem Vortrag hervor, dass sie der Schweiz äusserst dankbar sei;
und betonte, dass sie sehr froh über die Ausstellung in Basel sei, welche die humanitäre Seite der
Schweiz zeigt. Dies, nachdem Jahre lang nur die Schuld der offiziellen Schweiz ein Thema gewesen sei.
Abschliessend führte Margot Wicki-Schwarzschild aus, dass Veranstaltungen gegen das Vergessen
wichtig seien; dass es aber ebenso nötig sei, eine Brücke zu schlagen zur heutigen Leidensgeschichte
von Millionen von Menschen auf dieser Welt. Ihr Anliegen: «Hinschauen statt wegschauen».
Des Retters Sicht
Schweizer Zivildienst-Leistende im Dienst der SAK retteten von 1941 bis 1944 das Leben vieler Kinder.
So auch der Lehrer August Bohny. Inmitten der nationalistischen Kriegswirren fanden Friedel Reiter und
August Bohny unter dem Dach der SAK zusammen und begannen, ihr gemeinsames Leben aufzubauen.
Obwohl Bohny in seiner Jugend den Militärdienst in der Schweiz absolvierte, wollte er etwas anderes tun,
als das Land mit Waffen zu verteidigen. Er suchte nach einem grösseren Sinn. 1941 erhielt er eine
Genehmigung zu einem Auslandsaufenthalt.
Nach mehreren Stationen in Frankreich fand Bohny schliesslich nach Le Chambon-sûr-Lignon, wo er drei
Kinderheimen, einer Werkstatt und einer Landwirtschaftsschule vorstand. Dies bis 1944. 800 bis 1000
Kinder konnten in dieser Zeit von diesen Einrichtungen profitieren. Darunter befanden sich etwa 180
jüdische, spanische, aber auch französische „Sozialfälle“. «Die Razzien machten uns oft sehr besorgt»,
erzählte Bohny, «eines Tages wollte die französische Vichy-Polizei 72 Flüchtlinge abholen, zur
Überprüfung der Papiere, wie sie sagten. Da gelang es mir durch puren Bluff, etwas Zeit
herauszuschinden. Die Kinder konnten wir inzwischen auf nahe liegenden Bauernhöfen verstecken.»
[red/ps/hk]

Schweizerinnen halfen in Südfrankreich

An der Universität Basel setzten sich vom Oktober bis Dezember 2003 eine Vortragsreihe und
Ausstellung «Humanitäre Schweiz von 1933-45» mit der humanitären Schweiz während des Zweiten
Weltkrieges auseinander. Die Flüchtlingshilfe während der Vorkriegs- und Kriegszeit gehört zu den noch
immer heiss diskutierten Themen. Die Rolle der schweizerischen Hilfswerke und der Einsatz ihrer
freiwilligen Mitarbeiter zwischen 1933 und 1945 sei bisher noch nicht ausdiskutiert worden, meinte
Projektleiterin Helena Kanyar-Becker.
In der Basler Ausstellung wurden Dokumente über Internierungslager, Kinder- und Mütterheime in
Südfrankreich (1940 bis 1944) dargestellt. In den berüchtigten Lagern Gurs, Rivesaltes, Récébédou,
Vernet bewahrten die Krankenschwestern Friedel Bohny-Reiter, Elsbeth Kaser, Elsa Ruth und andere
Kinder und Erwachsene vor dem Hungertod, kleideten sie, unterstützten sie moralisch und pflegten die
Kranken. Sie retteten zahlreiche Juden vor den Transporten in die Konzentrationslager der Nazis. In den
Heimen überlebten Hunderte von spanischen, jüdischen, aber auch französischen Kindern den Krieg.

Zum Buch von Antonia Schmidlin

Antonia Schmidlin: Eine andere Schweiz. Helferinnen, Kriegskinder und humanitäre Politik (1933—1942).
1999. 428 S. 43 Abb. s/w Br. CHF 48.00 / EUR 28.00
ISBN 978-3-905313-04-8

Rezension von Georg Kreis (NZZ)

Private Hilfe und Beschränkungspolitik

Die Aktionen zugunsten von Flüchtlingskindern 1933-1947

Von Georg Kreis

Die offizielle Haltung der Schweiz gegenüber den Flüchtlingen in der Zeit
des Nationalsozialismus war nicht die ganze Realität. Privates Engagement
stand in Spannung zur Politik der Behörden, ergänzte diese aber auch in
willkommener Weise, wie es eine historische Untersuchung deutlich macht. -
Der Rezensent, Professor in Basel, ist Mitglied der Bergier-Kommission.

Der Flüchtlingsbericht der Bergier-Kommission bedarf der Ergänzung - das
denken manche, aber mit unterschiedlichen Erwartungen. Eine dieser
vertiefenden Ergänzungen hat Antonia Schmidlin sogar noch vor Erscheinen des
Expertenberichts vorgelegt. Ihre Basler Dissertation dokumentiert und
analysiert die grösstenteils von Frauen - von «Stauffacherinnen» -
geleistete Hilfe für Kriegskinder, einerseits im Ausland in Kinderheimen,
andererseits im Inland durch die Vermittlung von dreimonatigen
Erholungsferien. Bezeichnenderweise erhielt die ausserterritoriale Hilfe
(vor allem in Frankreich) keinen prominenten Platz im kollektiven
Gedächtnis, während die von der offiziellen Schweiz propagandistisch
ausgewerteten Erholungsferien im helvetischen Kurgarten fester Bestandteil
des Geschichtsbildes geworden sind. Die Aufmerksamkeit gegenüber den
«Kinderzügen» hat in jüngster Zeit sogar zugenommen, weil bekannt wurde,
dass jüdische Kinder von dieser Hilfe ausgeschlossen waren. Der
Ludwig-Bericht von 1957, darauf bedacht, eine möglichst hohe Flüchtlingszahl
auszuweisen, hat die jungen Feriengäste (etwa 60 000) in die Statistik
aufgenommen und ist so auf die rund 300 000 «Flüchtlinge» gekommen - den
Ausschluss der «nichtarischen» Kinder hat er aber verschwiegen.
Schmidlins Arbeit verdient es in mehrfacher Hinsicht, beachtet zu werden:
Erstens, weil sie den noch immer zu wenig systematisch erfassten privaten
Helferwillen untersucht; zweitens, weil sie die spezifische Problematik
eines speziellen Helferinnenmilieus darstellt; und drittens - dies ist in
der gegenwärtigen Debatte wahrscheinlich der wichtigste Beitrag -, weil sie
die Reaktion der Behörden beziehungsweise der im Namen der offiziellen
Schweiz handelnden Personen weiter verdeutlicht.

Weibliche Eigeninitiative

Die private Kinderhilfe, deren Anfänge in die Zeit des Ersten Weltkrieges
zurückgehen, erhielt 1933 mit der Gründung des Schweizer Hilfswerks für
Emigrantenkinder (SHEK, 1934-1947) ihre erste organisatorische Form. Im
Januar 1940 verband es sich mit 16 anderen Organisationen zur
Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK,
1940-1941). Das Hilfswerk unterhielt schon 1934 in Frankreich ein Heim für
deutsche Emigrantenkinder und vermittelte erste Ferienplätze in der
Schweiz. Später beteiligte es sich mit anderen an einem Evakuationsdienst
im Spanischen Bürgerkrieg, 1938 gelang ihm sogar die permanente Aufnahme
von 300 jüdischen Kindern. - Die Hilfsbereitschaft beruhte nicht einzig auf
einem universalen Humanitätsverständnis, sondern lebte auch, der Zeit
gemäss, von einem ausgesprochen patriotischen Gedanken: Die Kinderheime im
Elendsgebiet wurden als Aussenposten der Schweiz gestaltet und entsprechend
dekoriert, in Südfrankreich wurden 1940 «echte» Schweizer Weihnachten
gefeiert, es wurde «Wilhelm Tell» aufgeführt. Die Privathilfe, so meinte
man, sei echte «Schweizerart» und sollte den guten Ruf des Landes stärken.

Politische Brisanz

Der Trägerkreis der Hilfsstrukturen war vornehmlich von Frauen geprägt: von
Friedel Bohny-Reiter, Georgine Gerhard, Anne-Marie Im Hof-Piguet, Regina
Kägi-Fuchsmann, Rösli Näf, Helene Stucki, Nettie Sutro und vielen anderen.
Sie waren mehrheitlich bürgerlicher Herkunft, aber parteiübergreifend tätig;
vernetzt unter sich, aber anfänglich mit wenigen Beziehungen nach aussen
oder «oben»; für eine zunächst apolitische, «mütterlichen Regungen»
entsprechende Humanität engagiert, aber mit der Zeit zwangsläufig einer
gewissen Politisierung ausgesetzt und schliesslich, notgedrungen, bereit,
mit dem - ebenfalls ausführlich beschriebenen - Kinderschmuggel die Grenzen
der Legalität zu überschreiten. Alle an den illegalen Rettungsaktionen
beteiligten Frauen wurden 1942/43 entlassen. Die Verfasserin will
Interpretationen, welche im illegalen Handeln bloss emotionale und gar
krankhafte (psychotische), jedenfalls «weiblich»- unpolitische Regungen
sehen wollen, nicht gelten lassen und hält dem die Auffassung entgegen, dass
die Reaktion der männlich-offiziellen Welt gerade darum derart scharf
ausfiel, weil sie die politische Brisanz des zivilen Ungehorsams erkannt
habe.

Kanalisierung des Helferwillens

Das grosse private Engagement wird in dieser Arbeit deutlich sichtbar, es
ging, nicht unerwartet, weit über das hinaus, was den Behörden recht und
willkommen war. Weiterhin schwer fassbar bleibt jedoch die Hilfsbereitschaft
«grosser Teile der Bevölkerung», auf die sich die Exponentinnen in ihren
Auseinandersetzungen mit den Behörden gerne beriefen. Immer wieder bestand
eindeutig ein ungenutztes Überangebot an Freiplätzen. Die Befürchtung, dass
temporäre Pflegeeltern «ihre» Kinder behalten wollten, wenn diese nach den
Erholungsferien unter Umständen nicht mehr ins Herkunftsland zurückkehren
könnten, zeigt ebenfalls den grossen Helferwillen. Der Flüchtlingsdelegierte
des Bundesrats, Edouard de Haller, sprach im September 1942 abschätzig von
einer «vague de générosité simpliste qui sévit dans le pays». Antonia
Schmidlin kommt zum Schluss, dass die Behörden die Bevölkerung quasi vor der
eigenen Aufnahmebereitschaft schützen wollten.
Andererseits war den Behörden die private Hilfsbereitschaft gut genug, im
Sommer 1941 ohne Absprache mit den betreffenden Organisationen auch dem
Dritten Reich Kinderhilfe anzubieten und auf diese Weise für die
Wirtschaftsverhandlungen ein günstiges Klima zu schaffen. Das zunehmende
offizielle Interesse an der Privathilfe und auf der anderen Seite die
wachsende Abhängigkeit der Helferinnen von der staatlichen Unterstützung
führten zu einer Überführung beziehungsweise Unterstellung der Kinderhilfe
in den Verantwortungsbereich des Schweizerischen Roten Kreuzes (SRK;
1942-1947), einer damals völlig von der Armee abhängigen Organisation.
Neben dem Kalkül, mit der Offizialisierung auch finanzielle und logistische
Unterstützung für die «Kinderzüge» zu erhalten, dürfte vor allem die im März
1941 eingeführte staatliche Bewilligungspflicht für private Sammelaktionen
diesen Schritt begünstigt haben.
Die offiziellen Stellen waren also an einer humanitären Ausstattung ihrer
Politik und der emotionalen Aufladung des «kahlen Fremdwortes Neutralität»,
wie sich Carl Jacob Burckhardt vom IKRK im September 1941 ausdrückte,
interessiert, um die Einschätzung der schweizerischen Haltung durch die
Alliierten zu verbessern und zugleich den Erwartungen in der eigenen
Bevölkerung etwas entgegenzukommen. War die Kinderhilfe als Instrument der
schweizerischen Politik einmal entdeckt, hatte die SAK keine Mühe mehr, die
gewünschten Bewilligungen zu erhalten. Gottlieb Duttweiler forderte in
seiner impulsiven Art gleich die Aufnahme von 150 000 bis 200 000 Kindern.
Im Frühjahr 1942 verlangte eine nationalrätliche Motion ebenfalls eine
grossangelegte Hilfe. Und das Kriegsernährungsamt erklärte, dass die
Ernährungslage die Aufnahme von 20 000 Kindern durchaus gestatte.
Die Rechnung ging für beide Seiten einigermassen auf, der private
Helferwille musste sich aber - insbesondere bezüglich des Ausschlusses
jüdischer Ferienkinder und des Schweigens zu den nationalsozialistischen
Verfolgungen - gegen aussen der offiziellen Politik anpassen. Im Innern
blieb, wie verschiedene Interventionen zeigen, die Opposition freilich
bestehen.

Kinder statt Erwachsene

Humanitäres Engagement war demnach für die Schweiz - unabhängig von der
daraus hervorgehenden realen Hilfe - ein ideales Mittel der aussen- und
innenpolitischen Krisenbewältigung. Und Kinderhilfe war die ideale Formel
zur Einlösung dieses Engagements. Während man bei Erwachsenen nicht sicher
war, ob sie das Land auch tatsächlich wieder verlassen und ob sie sich nicht
politisch betätigen und sogar noch Ansprüche stellen würden, war bei den
Ferienkindern klar, dass sie wieder nach Hause gingen. Zudem konnte man sie
noch etwas erziehen (ihnen Schweizer Manieren beibringen) und in ihnen
leichter die unschuldigen Kriegsopfer sehen. In der Verlängerung dieser
Tendenz war im Angebot privater Plätze eine klare Bevorzugung kleiner
Mädchen festzustellen; die meisten Knaben kamen darum in Heime.
Dass sich die Behörden mit einer gegenüber Flüchtlingskindern
entgegenkommenden Haltung in den Stand setzen wollten, um so restriktiver
gegenüber erwachsenen Flüchtlingen zu sein, war und ist offensichtlich.
Bisher fehlte aber ein expliziter Beleg. Schmidlin verweist nun, gestützt
auf den schon 1997 erschienenen Band der Diplomatischen Dokumente, auf eine
Äusserung Edouard de Hallers, der im zustimmenden Sinn die Haltung des
Chefs der Polizeiabteilung zitiert:

«Le Dr Rothmund est porté à favoriser les solutions liberales en faveur des
enfants juifs pour pouvoir insister avec plus de fermeté sur les mesures de
frontière.»


Christen und keine Juden

1942 sprachen sich die Behörden gegen das «Hereinnehmen» von jüdischen
Kindern aus, weil es im Falle von französischen Judenkindern gar nicht nötig
sei, diese «emporzufüttern», und weil die Rücknahme von nichtfranzösischen
Emigrantenkindern nicht garantiert war. Zudem: «Wenn die Verhältnisse für
Juden schlimmer werden, so werden wir unsere schweizerische Bevölkerung
nicht mehr dazu bringen, die Judenkinder wieder in diese miserablen
Verhältnisse zurückzulassen.» Befürchtet wurde eine «zu starke
Durchsetzung unserer Bevölkerung mit Juden». Für den massgebenden
Rotkreuz-Chef Oberst Hugo Remund hiess dies unzweideutig, der bestehende
Anteil von etwa einem Prozent dürfe nicht erhöht werden. Als das SRK
vorübergehend einer Aufnahme von jüdischen Kindern und Jugendlichen -
theoretisch - doch zustimmte, machte es sogleich zur Bedingung, dass sie
nach dem Krieg in jedem Fall weiterreisten und dass man sie weder adoptieren
noch einbürgern dürfe. Hingegen hätte das SRK, das Einverständnis
Frankreichs vorausgesetzt, jüdische Kinder im September 1942 gerne aus der
noch unbesetzten Zone «paketweise» nach Nordafrika gebracht, damit sie von
dort aus via Dakar nach Amerika «verfrachtet» werden könnten.
Private Helferinnen hatten es, wahrscheinlich wegen der Abhängigkeit von der
privaten Spendebereitschaft, schon 1934 ebenfalls als problematisch
empfunden, dass ihre Hilfe zum grössten Teil «nichtarischen» Kindern zugute
kam. Im Hintergrund hetzten die Frontisten, die «Judenkinder» würden den
«Schweizerkindern» Ferienplätze wegnehmen. Dennoch wehrten sich die
engagierten Frauen dagegen, dass gerade eine Kategorie von Menschen, welche
Hilfe am dringendsten brauchten, ausgeklammert werden sollte. Die
Gegenposition dazu findet sich in Äusserungen, die ebenfalls von einer Frau
formuliert wurden. Was Rosmarie Lang, die Sekretärin Remunds, am 8. Oktober
1942 an Messinger (wahrscheinlich den Rabbiner der Israelitischen
Kultusgemeinde Bern) schrieb, ist etwas vom Zynischsten, was von
«Helferseite» zur Problematik gesagt wurde:

«Die von Ihnen geschilderte Situation der deportierten Emigranten ist auch
uns wohlbekannt, aber ich muss Ihnen gestehen, dass sehr wenig Hoffnung
besteht, irgend etwas zur Milderung ihres Loses tun zu können. Sie dürfen
nicht vergessen, dass alle diese Deportationen vor sich gehen in der
bewussten Absicht, das jüdische Volk von der europäischen Erde verschwinden
zu lassen. Gegen solche Absichten ist jeder Einfluss von aussen, und käme er
auch vom Roten Kreuz, machtlos.»

Diese Erklärung ist auch eine indirekte Antwort auf die alte Frage, was
Verantwortungsträger und -trägerinnen wann über die «Endlösung» gewusst
haben. Nettie Sutro hatte schon im September 1942 nach einer Frankreichreise
berichtet, es heisse, die alten Leute würden vergast, um Knochenmehl aus
ihnen zu machen; sie wisse aber nicht, ob dies wahr sei. Hingegen wusste
sie, dass schweizerische Grenzstellen mit der französischen Polizei
zusammenarbeiteten, um Fluchtversuche scheitern zu lassen.
Antonia Schmidlins Studie bringt die Aufarbeitung der Flüchtlingsgeschichte
ein gutes Stück weiter, das Buch enthält zahlreiche neue Informationen und
einleuchtende Interpretationen zu einem Thema, das uns nach wie vor bewegt.
Wer hier mitdenken oder gar mitreden will, muss es gelesen haben.

Antonia Schmidlin: Die andere Schweiz. Helferinnen, Kriegskinder und
humanitäre Optik 1933-1942. Chronos-Verlag, Zürich 1999. 428 S., Fr. 48.-.

Abgedruckt mit freundlicher Genehmigung der NZZ.

Neue Zürcher Zeitung INLAND 10.03.2000 Nr. 59 15

Rezension von Elisabeth Joris (traverse - Zeitschrift für Geschichte):

In der Nacht vom 25. auf den 26. August 1942 drang eine 40-köpfige Polizeipatrouille des Vichy-Régimes ins Kinderheim La Hille in Südfrankreich ein, das unter der Leitung des Schweizerischen Roten Kreuzes (SRK) stand. Die 42 über 16 Jahre alten jüdischen Jugendlichen wurden ins Interniertenlager Le Vernet abgeführt, von wo sie in die Vernichtungslager deportiert werden sollten. Rösli Näf, die aus bescheidenen Verhältnissen stammende und äusserst rechtschaffene Directrice des Kinderheims, bestach einen Garagisten und gelangte so ins Lager. Inzwischen setzten Exponenten der Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (SAK) in Frankreich bei Pétain alle Hebel in Bewegung, um die Jugendlichen zu retten. Rösli Näf blieb in den Baracken von Le Vernet und musste ohnmächtig zusehen, wie rund 400 Männer, Frauen und Kinder in Viehwagen verfrachtet wurden, nur die 42 Jugendlichen von La Hille wurden verschont und konnten schliesslich mit ihr zusammen zurück ins Heim. Die in der SAK engagierten Hilfswerke unternahmen alles, um die von ihnen betreuten jüdischen Kinder und Jugendlichen aus Frankreich in die Schweiz zu bringen, doch die Leiter des SRK blockten diese Bemühungen mit allen Mitteln ab. Edouard de Haller, Vertreter des Bundesrats im SRK, bezeichnete die Bereitschaft vieler Kreise, bedrohte Kinder aufzunehmen, abschätzig als «vague de générosité simpliste qui sévit dans le pays». Nach ihrer vergeblichen Intervention bei Hugo Remund, Oberst und Leiter der Kinderhilfe des Roten Kreuzes, plante Rösli Näf mit den Jugendlichen deren illegalen Übertritt in die Schweiz. Die Aktion wurde entdeckt und von Remund und de Haller dem Deutschen Roten Kreuz gemeldet, Rösli Näf entlassen. Ein Teil der Flüchtlinge von La Hille wurden an der Grenze zurückgewiesen und schliesslich ermordet.
Diese von der Autorin ausführlich dargestellte Aktion in Südfrankreich ist wohl der aufwühlendste Teil der 1999 im Chronos Verlag erschienenen Dissertation der Basler Historikerin Antonia Schmidlin, die in diesem Zusammenhang die noch offene Forschungsfrage aufwirft, inwiefern die Schweizer Behörden mitverantwortlich waren dafür, dass jüdische Kinder und Jugendliche nicht aus Vichy-Frankreich ausreisen konnten. Sie stellt ihre Arbeit damit in engen Zusammenhang mit den in den letzten Jahren von der Unabhängigen Expertenkommission Schweiz - Zweiter Weltkrieg untersuchten Fragen. Als Schmidlin mit ihrer Untersuchung Anfang der 90er-Jahre begonnen hatte, konnte sie noch nicht wissen, welche gesellschaftspolitische Bedeutung dieser zukommen würde. Sie fügt der Hinterfragung des Eigenbilds der Schweiz von ihrer humanitären Tradition ein weiteres zentrales Kapitel hinzu. Zugleich zeigt Schmidlin, dass es diesen humanitären Einsatz von Organisationen und Personen durchaus gab, aber dass er von der offiziellen Schweiz wenig mitgetragen wurde. Die Kinderhilfe war für die Behörden eine wichtiger Baustein in der von ihnen praktizierten Politik im Rahmen der komplexen Machtkonstellationen der damaligen Schweiz, ein Vehikel in der Annäherung an die westlichen Alliierten, quasi als Kompensation für die enge wirtschaftliche Kooperation mit Deutschland. Daher musste die ursprünglich von privaten Organisationen und Gruppierungen getragene Kinderhilfe über das Rote Kreuz indirekt von Behörden und Bundesrat kontrolliert werden.
Der Beginn dieser Instrumentalisierung bildet denn auch die zentrale Zäsur zwischen den beiden Teilen des Buchs. Der erste Teil behandelt den Aufbau der Kinderhilfe durch die verschiedensten Organisationen. Es ist Schmidlin zuzustimmen, wenn sie die Definition der Kinderhilfe als «unpolitisches» Engagement in Frage stellt. Während sich die Behörden dem Lager von Franco zuneigten und sich dem nationalsozialistischen Deutschland anzupassen suchten, setzten sich die Hilfswerke vor allem für die bedrohten Kinder aus dem republikanischen Lager und die Rettung jüdischer Kinder ein. Nichtschweizerische, nichtchristliche Menschen galten den Frauen und Männern grundsätzlich als schweizerischen und christlichen gleichwertig. Darin steckte nach Schmidlin ein oppositionelles Potential, wie das spätere Verhalten von Rösli Näf zeigte, auch wenn diese persönlich ihre Aktion noch 1993 als eine «unpolitische» verstand. Zur differenzierteren Einschätzung Schmidlins hat die Berücksichtigung des geschlechtergeschichtlichen Ansatzes massgeblich beigetragen. Frauen übernahmen praktische, aber auch organisatorische Funktionen, hatten jedoch auf der institutionellen Ebene kaum Mitbestimmungsmöglichkeiten, was sich dann nach der Unterordnung der Kinderhilfe unter das Rote Kreuz auswirkte.
Die Instrumentalisierung der Kinderhilfe für die Positionierung der Schweiz behandelt der 2. Teil der Arbeit. Die Behörden rückten vom Konzept der Kinder als «unschuldiger» Opfer ab, indem sie den Einsatz der nun ihnen unterstellten Hilfswerke für die jüdischen Kinder und Jugendlichen als Parteinahme werteten. Ihr Verständnis der Kinderhilfe als politischer Strategie kontrastierte scharf mit dem lebensweltlichen Engagement der in den Hilfswerken Arbeitenden. Mit der Kinderhilfe wurde 1942 die humanitäre Politik zu einem neuen Element nationaler Identität, die mit der Schweizer Spende für den Wiederaufbau nach Kriegsende ihre Fortsetzung fand. Sie war, so Schmidlins These, das Eintrittsbillet ins Europa der Nachkriegszeit.
Als unerlässliche Hilfe erweist sich bei der Lektüre die der Untersuchung vorangestellte Liste der vielen verschiedenen Hilfswerke und Gruppierungen und ebenso hilfreich sind die dem Werk angefügten Kurzbiografien der wichtigsten Exponentinnen und Exponenten. Augenfällig wird damit auch die Bedeutung des Einsatzes von Frauen, die in der Geschichtsschreibung zum 2. Weltkrieg sonst als individuelle Personen nur wenig in Erscheinung treten. So ist die Arbeit auch aus frauengeschichtlicher Perspektive von Bedeutung. In den zwischen 1993 und 1994 geführten Interviews mit Betroffenen ist das emotionale Engagement äusserst spürbar und überträgt sich auf die Leserin und den Leser. Diese mündlichen Quellen ergänzen die umfangreichen Materialien aus den Archiven von Bund, Organisationen und Privaten. Schmidlin zögert nicht, in zum Teil äusserst minutiöser Weise einzelne Verhandlungsschritte nachzuzeichnen, um ihre These der Instrumentalisierung der Kinderhilfe zu belegen. Diese ist bis heute in der politischen Debatte um die Politik der Schweiz im 2. Weltkrieg noch kaum aufgegriffen worden.

Elisabeth Joris (Zürich)
traverse - Zeitschrift für Geschichte - Revue d'historie 2001 / 01


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